08/10/2008

Le vin pour les bourrus poilus

La semaine dernière, c’est les gourdasses qui en prenaient pour leur grade, alors y a pas de raison que ça ne vous arrive pas à vous aussi. Oui, toi, je t’ai vu replacer ta gourmette offerte par môman, et toi là bas, t’enfuis pas en crabe. Je parle. On écoute.

Un homme, un vrai, ça connait le vin. Forcément. C’est dans ses attributions masculines non optionnelles.Comme le pouvoir de dévisser les bocaux, l’habileté à utiliser des outils ( homo habilis, ça vous dit quelque chose?), la sortie hebdomadaire des poubelles…

Quoi? Vous connaissez pas? Vous êtes nuls. Mais comme je vous aime bien, je vais vous aider.

D’abord, l’attitude, on redresse les épaules et on saisit son verre. Par le pied. Si vous avez lu les conseils aux pintades, vous devez savoir pourquoi. Oui, je sais, naturellement, vos mains cherchent la rondeur du calice. Réfrénez vos instincts, que diable!

Prenez la bouteille. Servez vous un verre. HO ! Pas si vite. On n’est pas à une soirée estudiantine, ici. C’est pas de la bière, c’est du vin. On remplit son verre, au tiers. Pourquoi? Pour pouvoir y glisser son tarin sans s’en tâcher le bout? Pas que. Pour laisser s’exprimer le vin. En douceur. En liberté. Parce que le vin, comme la femme, a besoin de se livrer, mais lentement. Voluptueusement. Donc on ne brusque rien.

On hume. On prends son temps. Ca s’appele les préliminaires. Et c’est pratiquement aussi important que l’acte lui même ( à quoi pensez vous, bande de lubriques, je parlais de la mise en bouche, hein?!). Bon, en même temps, point n’est besoin d’y passer 107 ans. Allez y goûtez. Mmmmmmh!

Parler de vin, c’est toujours bien dans une conversation mondaine, du moment que ça ne tourne pas au déballage scientifique lourd qui pourrait faire s’assoupir vos courageux interlocuteurs, ou aux diverses manières de prendre une cuite au cubi de vin du Lubéron. Pour être classe, on reste sobre. On n’est pas dans une master class, ni à la foire aux boudins. Et si on ne sait pas on se tait.( ” Mieux vaut se taire et passer pour un imbécile, que l’ouvrir et ne laisser aucun doute à ce sujet“). 

S’il y a des femmes dans l’assemblées, on ne les snobe pas. On leur demande leurs impressions. Parce que sensibilité différente, vécu différent font que la dégustation de vin peut être source d’une infinité d’échanges. Alors on s’instruit.

On arrête de réclamer des ” vieilles vignes vieillies en fûts de chêne”: parce que

  • un: les vieilles vignes, c’est une notion toute relative. Selon les domaines, ça a une grande variabilité.
  • deux: c’est pas les vignes qui vieillissent, c’est le vin.
  • trois: le fût, oui mais pas n’importe comment. Le bois s’il a de la matière a, peut être un excellent apport, mais pas pour tous les vins, sinon, ça s’appele du jus de planche.
  • quatre: c’est quoi cette obsession viticole gérontophile inversément proportionnelle d’ailleurs aux qualités de jeunesse requises pour vos conquètes féminines? C’est bizarre, non? Oui messieurs, le vin jeune se boit aussi, des fois il est même fait exprès pour une consommation rapide, dites donc!

Voilà, alors maintenant, hommes de tous poils, vous êtes parés, non?

PS: si vous êtes une femme, et que vous avez quand même lu cette note, les conseils s’appliquent à vous aussi.

17:48 Écrit par sandrine dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : humour |  Facebook |

Commentaires

Vite vite que je mette en pratique les bons conseils.

Écrit par : mark | 09/10/2008

Si je m'analyse ... en fonction de tes deux articles, je viens de prendre conscience que je suis soit un homme des caverne à plumes ou une pintade à poils ! Ch'sais pas encore !!
Bises
p.s. Je veux des billets comme celui-ci tous les jours compris !

Écrit par : Philou | 09/10/2008

mark: ;)
philou: esclavagiste !

Écrit par : sandrine | 09/10/2008

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