21/04/2008

Le vin,c'est le bagne!

J'avais envie de parler d'un vin particulier,du sud,à la présentation originale.

Ca s'appele "Comme à Cayenne"(coucou Brigitte!),les proprios sont Michel et Pompilia Guiraud.Il est en appelation Saint Chinian et situé plus exactement à Roquebrun. Climat méditérranéen,vignoble adossé aux contreforts  du massif central.Sols de shistes durs,typique de la future appelation Roquebrun,sur un plateau à 150 m d'altitude.Son nom il le tire des grands parents de Michel Guiraud qui, il y a 35 ans, ont mis une année à défricher un peu plus de 2 ha sur une pente de 15%. Un travail de bagnard ....
Assemblage de 85% de Grenache et de 15% de Carignan, une proportion aussi importante de Grenache commence à se faire rare car la Syrah a vraiment pris le pas à St Chinian.Très peu de souffre,uniquement un léger sulfitage au moment du soutirage.

A la dégustation,le nez se révèle très charmeur sur l'épice(poivre),quelques notes de tabac brun,du fruit noir mûr,des notes anisées(zan,réglisse) .La bouche confirme cette impression avec un côté sudiste bien prononcé,mais sans excès de chaleur et le côté alcooleux qui peut être désagréable,là pas du tout...Il est bien marqué par les fruits noirs mûrs(cerises en confiture,...)et toujours par une prédominance de réglisse et de poivre,ce qui lui donne un côté très canaille,et séducteur.Une belle longueur fait de ce vin un compagnon idéal des plats relevés,riches en goûts,de belles pièces de viandes grillées,ou pourquoi pas d'associations salées-sucrées.A mon avis un accord assez sympa avec le Tagine d'agneau aux abricots ...Ne pas le servir trop frais ,ni trop chaud,15-16 ° serait bien et ouvrir une demi heure à l'avance est largement suffisant.

En tous cas,un vin à ne pas rater pour sa souplesse,son originalité et son rapport qualité prix!

Où on en trouve?

Par ex,par ici:

  • le blog de la cave
  •  

     

    20/04/2008

    Les vins belges ,suite...

    La vigne est arrivée dans nos régions au Moyen-âge, à partir du IXe siècle. AXIVe et XVe siècle chaque localité possédait des vignes et les vignobles se situaient à l’intérieur ou à proximité des murs des villes. La toponymie locale nous a laissé la trace dans les noms de lieux (wijnberg, mont des vignes, de wijngaard, le vignoble, aux vignes, Vivegnis, Vinalmont, etc.).  Les conditions climatiques (petit âge glacière) ont rendu cette culture plus difficile dès le  XVe siècle dans les situations les moins favorables (dernières archives d’actes de cession de vignobles à Uccle, par exemple) et pour les mieux exposés au XVIIe siècle. Seules les régions viticoles aux microclimats favorables ont maintenu des vignobles vaille que vaille, souvent pour des motifs culturels et de traditions locales.La viticulture de plein air a pris un nouvel élan en Wallonie début des années soixante. Sans se connaître alors, à Huy et à Borgloon, deux vignerons plantent leurs premiers ceps de vignes en 1962. Charles Legot, inspiré par ses amis Bourguignons plante surtout des vignes de la famille des pinots, Jan Bellefroid est tourné vers les vignobles allemands et plante 200 pieds de Muller-thurgau (mieux connu sous le nom de Rivaner) et par la suite d'autres cépages blancs d'outre-Rhin avant de découvrir son fameux précoce de Looz.  De nombreux autres vignobles vont renaître dans la cité vigneronne. Des microclimats particuliers incitent aussi à la création de vignobles sur les côtes ensoleillées de Lorraine (Torgny en 1955 et 1986*) ou sur d'anciens terrils (Chapelle-lez-Herlaimont en 1972), en pleine ville (parc Josaphat à Schaerbeek en 1975) . 

    Dans les années septante le renouveau viticole gagne le Brabant flamand, et les Pays-Bas.Plusieurs autres vignobles à vocation commerciale ont aussi été plantés à Thorembais-Saint-trond, en Thudinie, dans la région montoise et Binchoise où rappelons-nous que la toponymie du village de Roisin est raisin…

    En ce qui concerne les cépages ,on trouve le Regent (vin de bonne qualité), le Rondo (vin coloré), le Léon Millot (vin de primeur),le Dornfelder  en rouge,  en blanc le Phoenix , le Sirius, le Bianca, la Perle de Zala, le Muscat de la Birse (Birstaler Muskaat), le Bronner, le Johanniter, l'Helios ,le Solaris ou le Sieger (raisin rosé pour vin blanc parfumé).On trouve aussi le Kerner, le Muller Thurgau, le Pinot gris et l’Auxerrois .Il existe aussi des pinots précoces (clones luxembourgeois, précoce de Looz, plant de juillet champenois) qui peuvent être vinifiés en blanc les moins bonnes années (et produire du crémant) et en rouge les meilleures années.

    Petit tour maintenant des domaines,d'abord en Wallonie.

    Domaine vinicole du Chenoy(***) à Émines (Namur ) de Philippe Grafé,il cultive regent,johanitter-merzling,bronner,helios -solaris,et pinotin.Environ  7 à 9 euros selon les cuvées.Le plus grand vignoble wallon a été planté le 16 avril 2003, rapport qualité prix intéressant.

    A Huy,

    Le Clos des Prébendiers(*) (Müller-Thurgau 2003): sur un terrain calcareux de 30 ares à flanc de coteau, sur les hauteurs de Huy, Jacques Mouton a planté, voici dix ans, 1000 pieds de vigne dont 65% de Müller-Thurgau, 30% d'auxerrois et 5% de pinot gris. Exposé plein sud, son vignoble lui donne environ 900 bouteilles par an, dont une part est écoulée dans les commerces et restaurants du cru.

    Le clos du bois marie(*)(Chardonnay 2003; pinot gris 2003): Charles Legot a replanté ce vignoble en 1963, à flanc de coteau, sur les hauteurs de Huy. Sur: 1/3 d'hectare exp6sé sud-sud-est, il a planté 2.000 pieds de Riesling x Sylvaner, Pinot gris, Chardonnay et Pinot noir, dont il a tiré 1500 litres cette année, destinés à la consommation privée et à la vente à des restaurants (jusque Bruxelles).

    Qualité moyenne à bonne selon les millésimes.

    Beaucoup de vignerons cultivent en amateur,leur production étant limitée,il n'existe pas de commercialisation pour ces produits.

    Au sein de l'abbaye de Villers la ville (**)se trouve un vignoble réhabilité par la confrérie du vignoble de l'abbaye en Brabant.Celui est en terrasses, les cépages sont le Léon Millot, le Régent et le Phénix.Le vignoble produit un vin rouge primeur " le Clos de Villers la Vigne", un Marc et une Mistelle (vin apéritif issus d'un mutage à l'alcool d'un jus de raisin non fermenté).

    Vignoble du clos des Agaises à Haulchin(***) au total environ 60.000 pieds de Chardonnay, cépage le mieux adapté à ce type de sol .On y produit des vins effervescents.Pas question bien entendu de parler de champagne, puisque cette appellation est protégée par les législations française et européenne mais bien de méthode traditionnelle.
    Cette méthode se caractérise par deux fermentations en bouteille ainsi qu’un vieillissement minimum de douze mois avant le dégorgement nécessaire au développement de sa richesse aromatique. Ce qui signifie deux ans de travail avant la vente.
    La récolte est vendangée manuellement.
    La vinification et l’élevage bénéficient d’installations modernes et des conseilspermanents de Thierry Gobillard, viticulteur-œnologue à Hautvillers.
    Le vin est clarifié par remuage automatique.Joli vin mais difficile à se procurer car les amateurs se l'arrachent!

    Domaine de Mellemont(**) , le plus grand vignoble du Brabant Wallon et probablement le plus ambitieux,les cépages cultivés par ses trois propriétaires sont le Pinot Noir, Müller-Thurgau .Des vins élégants qui ne pourront qu'évoluer positivement.A suivre...

    En juin 2001, la DISTILLERIE DE BIERCEE a planté 1000 pieds de vigne dans les jardins suspendus de Thuin. Ainsi est né le clos du Zouave(**).Le Régent, croisement des variétés Riesling et Sylvaner blanc avec le Chambourcin rouge, donne, au terme d’une vinification minutieuse en barriques de chêne, un vin d’une couleur rouge vif, bien équilibré et très fruité.

    Château de Trazegnies(*):Le vignoble d'Herlaimont existe depuis plus de 30 ans; sa superficie est de 1 ha. C'est Monsieur François DUBOIS qui, à 67 ans, a rêvé de planter des vignes sur un ancien terril de charbonnage .Le blanc (Müller-Thurgau-Chardonnay) 2004 et le blanc (Riesling) ont été reconnus appellation d'origine contrôlée "Coteaux de Sambre et Meuse".Egalement un rouge de pinot noir en V de table.


    En flandre:

  • Wijnkasteel Genoels Elderen(***)dont j'ai déjà parlé (On fait du vin en Belgique? )

  • Wijndomein Schorpion(**) ,à Vliermaal,appelation Haspengouw,production de méthode trad en chardonnay et pinot

  • Wijndomein Meerdael(**),à Houd Heverlee,Leuven.

  • Clos d'opleeuw,(***)producteur Collemont,avec notamment une cuvée à base de 98 % de chardonnay et 2 % de pinot beurrot,en appelation Haspengouw

  • Les vins de Bernard Hugo(**),Sirius et Orion ,deux blancs du Hageland,à Tienen

  • et bien sûr, VIDAIGNE 2006 de Herman Schotte(***)(69 ans), vigneron du Heuvelland,élu meilleur vin belge 2008(voir chez Mark PRODUITS : MEILLEUR VIN BELGE 2008 )

  •  Pour infos,les * représentent :* bon

                                                 **très bon

                                                 ***excellent

    A bientôt pour d'autres produits belges,et si vous avez des questions,n'hésitez pas...

    17:51 Écrit par sandrine dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : vin belge, wallonie, flandre |  Facebook |

    Tagine d'agneau aux abricots

    J'aime les tagines,voici donc encore une recette cette fois ci à base d'agneau,en sucré salé...

    IL faut:

    • 600 gr de collier d'agneau
    • 200 gr d'abricots secs
    • 1 c à soupe de miel
    • 1 c à soupe de curcuma
    • 1 c à café de ras el hanout
    • 2 gros oignons rouges
    • Du bouillon de viande ou de poule
    • quelques raisins secs
    • 1 c à Soupe de graines de coriandre
    • 1 petit morceau d'ail,pelé et haché
    • 1 petit morceau de gingembre,pelé et haché
    • une pincée de canelle
    • sel et poivre

    Dans une poele,faites revenir la viande d'agneau,jusqu'à ce qu'elle soit bien dorée.Versez dans le plat à tagine(sans la graisse),ensuite dans la même faites blondir les oignons,ajoutez le miel,laissez caraméliser puis ajoutez les à la viande.Mélangez vos épices,en prenant soin de broyer la coriandre,puis torréfiez les quelques secondes,ajoutez les au bouillon et versez le tout dans le plat.L'ail et le gingembre prennent la même direction.Faites cuire le tout pendant 2h à 2h 30.La chair de la viande doit facilement se détacher de l'os.Mettez maintenant les abricots et les raisins qui vont gonfler doucement et poursuivez la cuisson une demi heure...Salez et poivrez,parsemez de coriandre fraiche ciselée,puis servez...

    Les vins qui peuvent accompagner ce plat doivent être costauds sans trop d'éxubérance,donc vous pouvez aller sur des Cotes de Bourg ou de Castillon en rouge,en blanc,sur un crozes hermitage ou un saint Joseph....

    Bon appétit!

     

    13:28 Écrit par sandrine dans p'tites recettes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : tagine, agneau, abricots, vin |  Facebook |

    19/04/2008

    Tarte à la banane sans pâte à tarte...

    IMG_1476Pour cette recette très facile et rapide,il faut:

     

    -4 oeufs

    -125 gr de sucre

    -80 gr de farine

    -80 gr de beurre

    -25 cl de lait

                                           -sel

                                           -un peu de rhum brun

                                           -2 à 3 bananes

    Mélangez au oeufs préalablement battus en omelette une pincée de sel ,puis le sucre  et la farine versée en pluie.Faites fondre 60 gr de beurre,quand il est tiède,versez sur le mélange.Puis le lait pour délayer,et le rhum pour parfumer(la quantité dépend de la qualité du rhum).Tranchez les bananes,mettez les au fond d'un moule à tarte(en porcelaine à feu ou en silicone,ça marche très bien).

    Versez le melange dessus et parsemez de noisettes de beurre.Au four moyen,la tarte est cuite quand elle est bien dorée.Elle peut gonfler un peu,mais sortie du four elle retombera,pas de panique!

    Vous pouvez poudrer le dessus de sucre vanillé ou de sucre à la canelle...

    Bon appétit!

    16:15 Écrit par sandrine dans p'tites recettes | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : tarte banane, p tites recettes |  Facebook |

    18/04/2008

    Bordeaux ou pas Bordeaux,that is the question...

    Si vous êtes observateurs,vous avez sûrement remarqué que je parle pas souvent de Bordeaux,voire jamais.Il y a plusieurs raisons à cela.

    D'abord,je trouve rarement une bouteille de Bordeaux qui me fasse tomber de ma chaise et me rouler par terre de bonheur.Je trouve quelquefois de bons vins,mais rarement quelque chose d'étonnant ou d'interpellant.

    La faute à quoi? Difficile à dire!Sont ce les prix des Bordeaux qui s'envolent allégrement pour certains chateaux,au point de faire douter que dans la bouteille il y a un vin qui se boit,...et que ce n'est pas quelque matière précieuse et intouchable,qu'il faut garder jalousement au secret d'une cave fermée à double tour.Certains vins sont devenus inabordables et ingoûtables,leur valeur spéculative ne cessant de grimper.Qui en profite?Quelques nantis chinois ou russes,qui je crois,ne toucheront pas à ces précieux flacons,mais les feront voir,comme on peut admirer un Picasso ou un Rembrandt.Le problème,c'est que le vin est fait pour être bu(je sais je me répète) ,on peut l'attendre,le laisser grandir,évoluer,mais à un moment,il faut qu'il puisse s'exprimer.

    Quel dommage de prendre autant de soin pour ces vins "haute couture" et de ne jamais en profiter.Si c'est l'étiquette qui prime,alors les chateaux devraient les vendre à part,ça leur reviendraient moins cher et serait plus facile!

    Des voix commencent à s'élever qui protestent contre l'absurdité des sommes atteintes par certains Bordeaux.A lire d'ailleurs,un article paru dans la RVF du mois Mars,avec une interwiew de AD Perrin,qui fustige les prix surfaits de certains "grands vins".Espérons que le calme revienne ,et que les prix baissent,sans quoi adieu tous ces crus....

    L'autre problème de Bordeaux,c'est Bordeaux lui même.Il s'agit d'une région à part,assez traditionnaliste ou hyper moderne selon les cas,mais qui travaille énormément avec des oenologues conseils.(Les "flying Wine makers").D'autres régions le font aussi mais à Bordeaux ,c'est un argument commercial que de s'adjoindre les services d'un Derenoncourt,ou d'un Rolland.Dans l'absolu,rien de répréhensible à cela,mais le fait que très peu de wine makers se partagent beaucoup de vins n'aident pas à la diversité.Il y aura toujours une "patte" Derenoncourt sur ses vins,aussi divers qu'ils puissent être.

    A croire qu'à Bordeaux,personne n'a le droit de faire son vin.Les cépages peu diversifiés ne peuvent pas suffire à expliquer la difficulté de trouver des vins originaux.En Bourgogne,ils y arrivent bien,et avec moins de cépages.Les terroirs sont suffisamment riches et différents pour arriver à produire des vins autrement plus excitants...

    Ceci n'est pas le cas de tous les domaines(ou de tous les châteaux,à croire qu'il y en a plus à Bordeaux que d'habitants d'ailleurs...).Certains travaillent bien,à des prix raisonnables et n'ont pas encore cédé aux sirènes de la hausse des prix,mais pour combien de temps.

    Pour terminer sur une note plus positive,une de mes dernières grandes émotions,c'était un Bordeaux,Cos d'estournel  pour ne pas le nommer,millésime 1996,en Saint estephe,qui acheté il y a quelques temps était encore relativement raisonnable au niveau prix,et qui s'est révelé d'une douceur et d'un velouté incomparable...une petite merveille!

    20:30 Écrit par sandrine dans coups de gueule | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : bordeaux, vin, cher |  Facebook |

    17/04/2008

    Et vous,c'était quand votre première fois?

    Ne vous méprenez pas,ceci n'est pas une question de nature grivoise,mais je vous parle de la première fois où vous avez été touché par un vin,ému,bouleversé.Dans quelles circonstances,avec qui,quel vin?

    On est parfois surpris de constater que ce ne sont pas forcément les crus les plus chers et les plus réputés qui nous procure des émotions,mais que parfois,un moment,une sorte d'instant suspendu,et la magie du vin opère...

    J'ai goûté un nombre invraisemblable de bouteilles dans ma (jeune) carrière,mais une reste dans ma mémoire,auréolée d'une certaine magie...

    C'est le premier vin digne de ce nom que j'ai goûté,avant mes expériences viticoles se résumaient au liebfraumilch et au mateus(sic)...J'avais dix sept ans,un nouvel amoureux et c'est lui qui m'a emmenée dans une cave en me laissant choisir un vin pour le soir.N'y connaissant rien,je suis partie du côté des blancs,et avisant une bouteille dont l'étiquette me plaisait bien,je l'ai ramenée au comptoir à mon amoureux qui souriait...J'ai compris plus tard pourquoi.

    Ce vin,c'était un Alsace de chez Deiss,un pinot gris en grand cru,une pure merveille.Le genre de vins qui fait soit s'effondrer les certitudes soit les révèlent.Pour moi,ce fut la deuxième solution:j'ai été éblouie par l'éclat,la pureté du vin,et certaine que ça allait devenir une passion dévorante,au point de laisser tomber mes études de littérature pour m'inscrire en hotellerie...Ensuite,j'ai su ce soir là,avec ce vin magique,que ce nouvel amoureux allait être le bon,et presque neuf ans plus tard,il est toujours là ,on est marié,et on a un adorable petit garçon....

    Alors,je n'ai plus qu'une chose à dire:

    MERCI MARCEL!

    18:05 Écrit par sandrine dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : vin, degustation, premiere fois |  Facebook |

    Quel verre choisir?

    Et oui grave question,une fois que vous avez une bouteille de vin à la bonne température,et tout et tout,comment la servir au mieux et plus précisément quels verres utiliser...

    Pour les vins blancs et rouges,il existe une infinité de verres "adaptés" à l'appelation ou à la région(verres à Alsace,verres à Bourgogne).Ces verres ne sont pas souvent ce qu'il y a de mieux pour goûter.Je m'explique:

    Le verre à Alsace est un ballon,assez petit,avec un pied coloré,tout ce qu'il ne faut pas faire.le vin a tout de même besoin d'un peu de place pour s'exprimer,et de transparence pour laisser admirer sa couleur.Exit donc les verres colorés(Je sais que c'est joli sur une table,mais alors utilisez ce type de verre pour l'eau...).

    Le verre à Bourgogne est à contrario trop grand.Je défie quiquonque de goûter convenablement dans un bocal à poissons.

    Ces verres ont été crées il y a longtemps et ne correspondent plus aux vins actuels.Avant,bien "aérer " un Bourgogne était indispensable....Maintenant ce n'est plus autant de rigueur,et si cela s'avère nécessaire,il reste la carafe!

    Donc,nous avons parlé de transparence,de taille(ni trop grande,ni trop petite).Il faut encore y ajouter d'autres qualités dont la forme.

    Un verre à vin ne doit pas être trop évasé sur le dessus afin d'éviter une trop grande déperdition d'arômes,mais pas trop étroit dans le bas,pour qu'il puisse s'aérer et les libérer.Le verre doit donc en quelque sorte "emprisonner" les arômes.Voilà pourquoi on préconise généralement une forme "tulipe".

    Trois types de verres:verre Inao,verre schott,verre Spiegelau

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    La finesse a également une importance,elle permet d'apprécier plus aisément un vin.Le problème est que qui dit verre fin,dit fragile et donc casse possible.Il faut donc être prudent!

    J'ai moi même eu longtemps une préférence pour les Spiegelau et les Riedel,mais je viens de faire des essais avec un nouveau verre qui m'a bluffé.Ce verre un peu particulier au premier abord s'est révelé très efficace en dégustations professionnelles et très solide.Ce verre est tiré de la collection Chef et Sommelier et réalisé en Kwarx(et il passe au lave vaisselle!)

    A signaler également,le tastevin ou tâtevin,plus utilisé de nos jours ,mais qui reste l'instrument officiel des dégustateurs bourguignons.La confrérie des chevaliers du Tastevin est sise au Clos Vougeot.

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    Il existe aussi des "verres " spécialement étudiés comme la série des impitoyables(L'esprit et le vin) où on trouve un verre différent pour chaque type de vin(vin rouge jeune,vin rouge âgé,etc)et même un "taster"(convenant pour tous les types de vins et d'alcools).On m'en a offert un et je dois avouer qu'il reste dans l'armoire.Je ne suis pas totalement convaincue par cet outil.

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    Pour le champagne,oubliez les coupes(selon la tradition moulées sur le sein de la Pompadour ) et préférez les flûtes.Il en existe aussi de différentes formes,dont des formes "tulipes" à privilégier selon moi.Les formes trop élancées révèlent moins les arômes.A la rigueur,vous pouvez aussi servir les effervescents dans des verres à vin(grands champagnes,etc).

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    Bonne dégustation!!!

    09:16 Écrit par sandrine dans Questions-réponses | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : verres, vin, degustation |  Facebook |