29/07/2008

La récap'

Voici les premiers accords vins mets, entrées et plats principaux.

Millefeuille d'Araignée de Mer à l'Avocat
Tartare de Granny smith aux fines Herbes
Glace de céleri - Vinaigrette légèrement anisée

Les pièges de cette recette? l'avocat,gras et puissant, qui a besoin de puissance mais pas de mollesse(évitons le sucre)

le céleri et l'anis: deux saveurs fortes et/ou piquantes

Il paraissait assez logique avec l'araignée de mer et la granny de proposer un blanc

Vin n°1 : Pinot gris, Alsace, Domaine Blanck Furstentum, 2004: c'est le moins bon accord, il s'agit d'un vin certes ample, mais aux notes trop sucrées et fruitées, il risque de paraitre mou face à l'avocat, il lui faut un peu plus de corps à corps, et le céleri risque de passer trop au dessus...


Vin n°2 : Champagne brut zéro de Drappier, 100% pinot noir: ce champagne,est assez pur, élégant, le pinot noir lui donne une certaine matière, il s'agit ici d'un accord de noblesse de produit (homa'rd et champ'), il peut être une bonne solution au gras de l'avocat en le gommant légerement de ses bulles...


Vin n°3 : Bandol blanc Domaine Tempier, 2005: le meilleur accord , le céleri, l'anis sont des goûts puissants, il faut donc leur répondre et si possible ds leur gamme d'accord sudiste, la glace et la granny donnent de la fraicheur, l'avocat du gras, exactement comme le vin qui étonne par sa structure dotée d'une belle minéralité et sa fraicheur, sans oublier qq notes de badiane et d'agrumes....un vin parfait puissant, équilibré, rond et intense, qui portera avec bonheur cette recette!

Brochette de homard breton servie dans un consommé glacé,
parfumé aux agrumes et à la Triple Westmalle

Le piège ici n'était pas tant le consommé aux agrumes (un blanc s'impose alors) que la bière triple (dur avec un blanc!)

Vin n°1 : Sauvignon, Malborough, Nouvelle Zélande, Cloudy Bay 2007: ce sauvignon aux arômes intenses d'agrume était l'accord moyen....parfait ss la bière, il devenait un peu léger avec;


Vin n°2 : Menetou Salon rouge, Henri Pellé, les Morogues 2005: un joli vin au beau fruité, pas trop tannique,qui laisse s'exprimer les agrumes sans se laisser bouffer par la bière. De plus, on peut le servir frais (15-16°), et privilégier ainsi l'accord gourmand sur le fruit...l'accord le plus réussi!


Vin n°3 : Saint Chinian, rouge, Canet Valette, les 5 vignes 2006: trop de tannins tue le tannins, attention à l'amertume naturelle de la bière et des agrumes qui risquent d'être exacerbée par ce vin puissant, tannique, riche...un peu trop robuste pour la chair délicate du homard....le moins bon accord!

Tarte tatin au foie gras

un classique, le foie gras est toujours difficile à accorder parce que ds foie gras, il y a gras...il faut donc apporter un maximum de fraicheur,mais aussi de rondeur pour ne pas passer en dessous...le sucre est permis à condition d'être maitrisé!

Vin n°1 : Pacherenc de Vic Bilh, Laffont, 2005:le meilleur accord, ce vin possède une belle acidité malgré sa structure sucrée et révèle les arômes du foie ss les masquer ou les rendre trop lourds....ils s'épaulent mutuellement


Vin n°2 : Rhubarbe sparkling, vin de roisin: étonnant? et pourtant il arrive en deuxième place, ce vin très bien fait est au niveau d'un excellent crémant, voire d'un champagne....pomme et rhubarbe s'acoquinent, et se répondent plutôt bien,les bulles viennent titiller et rafraichir le palais; sa structure permet de soutenir le plat...joli moment...


Vin n°3 : Sancerre, Vincent Pinard, cuvée Florès 2006: ce vin très minéral, au potentiel acide affirmé, est un peu trop aérien pour soutenir le foie gras et s'évanouit en sa compagnie, ne laissant que l'ossature du vin....le foie gras le met à nu, complètement...le moins bon accord

Asperges aux aromates et au ras-el-hanout
Œuf mollet frit

ici tout était piège, tant les oeufs frits ( dons demandant un peu plus  de rondeur) que les asperges et surtout les épices!!!

Vin n°1 : Roussette de Savoie, Vullien 2007:l'accord moyen, avec les asperges,son coté aromatique soutient la puissance, son léger perlant rafraichit les épices, le végetal des asperges rencontrent la minéralité, ce qui les met en évidence....manque peut être un peu de puissance pour l'oeuf mollet frit, le vin risque de passer un peu en dessous( manque d'un peu de gras)


Vin n°2 : Muscadet Sèvre et Maine, Domaine de l'Ecu - cuvée Guy Bossard, 2006:juste ce qu'il ne faut pas, trop vif, trop nerveux, il fera ressortir le coté végétal des asperges; les épices vont le dépouiller(manque de rondeur) et l'oeuf frit va finir de l'achever...le moins bon accord


Vin n°3 : Porto seco blanc, Quinta de Heredias:accord insolite à plat original;le plus joli mariage...il possède la puissance qui manquait un peu à la roussette, de plus ses notes oxydatives de fruits secs finiront de donner à ce plat toute sa dimension....et les asperges seront magnifiées, avec toutes leurs épices, qui trouvent du répondant et de la fraicheur.

Carpaccio de thon au gingembre,
Quelques légumes et vinaigrette à l'orange
 

Un match interrhône pour ce dernier accord.Le piège: le gingembre!!! 

Vin n°1 : Saint Joseph blanc, Villard, Lyseras, 2005: les saint joseph de chez villard sont des vins amples, gras, puissants, auxquels un bon nombre de superlatifs peuvent s'appliquer.Il manquera certainement ici d'un peu de simplicité et jouera un bras de fer épique avec le gingembre d'où le gagnant sera certainement une montée de l'impression de chaleur due à l'alcool. Un peu too much pour ce plat...Un accord moyen


Vin n°2 : Vin de Pays des Collinnes Rhodaniennes, Sotanum, 2005:out pour cause de gingembre, qui a tendance à devenir très piquant, à exacerber le côté chaleureux du vin rouge ( syrah) , et ses tannins...


Vin n°3 : Vacqueyras blanc, le Sang des Cailloux, 2006:Le meilleur car il possède à la fois force et élégance, mais tout en retenue...Le thon appele naturellement un vin à la fois avec un peu de gras, mais aussi une belle fraicheur. La vinaigrette à l'orange, un peu de douceur et d'acidité, les légumes du croquant...le plat est finalement assez demandeur d'un vin qui saura lui répondre ss l'écraser...le côté sud de ce vin ,des raisins muris au soleil ,plaira au gingembre.un accord de vacances presque, solaire et élégant

Magret de canard en fine croûte épicée
Semoule aux pommes et aux raisins

Accord parfait :La grange tiphaine,montlouis demi sec,clé de sol,2006 :Pourquoi ? Parce que le plat est dans le registre du sucré salé, que les épices appelent plutôt un vin blanc pour rafraichir l’ensemble, mais pas sec .Un montlouis demi sec est la bonne option car il permet de rester en harmonie avec le plat en jouant sur fraicheur rondeur et accord sucré salé.

Accord moyen :Domaine Gavotty,côtes de provence, cuvée clarendon 2005 : un rosé comme celui-ci est une sorte de pis aller, les épices ayant tendance à écraser un peu les arômes du rosé.Un accord intermédiaire qui joue sur la fraicheur.

Accord improbable :Chateau Bonnet, entre deux mers, 2006 : ce vin sec et tendu est trop rectiligne et manque de profondeur pour soutenir le plat.Râble de lapereau
Tartelette de Herve
et jus à la Valdieu triple

Accord parfait :JB sénat, Minervois, le bois des merveilles 2004 : Qui dit Herve et valdieu dit d’office un vin puissant pour pouvoir être à niveau question arômes. Le côté très gourmand de ce vin malgré sa richesse, sera souligné de même que ses notes de forestières (champignons, etc) et giboyeuses.Très bel accord

Accord moyen :Domaine très cantou,gaillac,cuvée 100% duras,2006. Pas trop de puissance pour cette cuvée, mais une alternative acceptable, des tannins fins et pas trop rugueux, de la fraicheur en finale.Manque peut être un peu d’ampleur face au herve.

Accord improbable :Domaine des Huards,cheverny rouge, 2005 : trop léger, le vin passera complètement en dessous du plat, il sera tué…

 Chaud et froid de loup rôti aux petits
artichauts violets et citrons confits
                                                              Accord parfait : Ott, côtes de provence,clos mireille 2005 :senteurs de provence, de cuisine du sud, donc accord régional parfait.

Accord moyen : Dauvissat, chablis, forêts,2006 : la minéralité du chablis peut se marier assez bien au plat  mais manquera  certainement d’un peu de gras, pour soutenir le tout

Accord improbable :Domaine Labranche-Laffont,madiran, vieilles vignes 2004 : rouge, tannique, puissant, assurément l’inverse de ce qu’il faut : recalé !     Filet de pintade fermière et crème de Lapsang souchong
Pomme de terre aux arachides
Petits légumes printaniers.
Le match bourgogne !

Accord parfait : JM Vincent, Auxey Duresses blanc 2003 :pour ce vin de caractère, passé en fûts et à la présence fumée vanillée marquée, le thé semble n’être là que pour lui. De plus, le gras des arachides demande une certaine stucture, une certaine assise que lui offre ce vin à la fois terriblement plein rond et séducteur et élégant…

Accord moyen :domaine parize, givry blanc ,les champs nalot,2005 :joli vin, le givry tout en délicatesse souffrira de l’arachide qui endormira ses arômes subtils, néanmoins l’accord pintade et crème au thé peut fonctionner.

Accord improbable : Domaine du château de Prémeaux, aligoté ,2007 : trop vif, trop léger, c’est plus un vin d’apéritif.Plat trop complexe pour lui.   

Magret de canard en écailles de chorizo
Sabayon de poivrons doux
P'tite ratatouille et pommes de terre anisées
 

 Accord parfait : Domaine Arretxea,irouléguy, cuvée haitza,2004 : Accord régional une fois de plus, avec les chorizo et poivrons, ainsi que l’anis. Le pays basque ds toute sa splendeur s’offre à nos papilles émoustillées. Un grand moment.

Accord moyen :Château Revelette,coteaux d’aix ,le grand rouge ,2002 : un peu moins régional, mais toujours dans l’idée sud, un beau rouge qui se lovera avec les poivrons et la ratatouille contre le canard et le chorizo, mais pourrait voir son côté chaleureux accentué par l’anis…Entre deux

Accord improbable :Domaine Bott-geyl, pinot noir d’alsace,2006 : trop nord, donc trop léger, pas assez de corps ni de puissance pour tenir la distance. Pas d’épices, que du fruit, ces deux là ne parlent pas le même langage.

13:06 Écrit par sandrine dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

17/07/2008

impromptu autour d'une bouteille....

 

     Qu'est ce qui fait les bonnes surprises du vin? Peut être ce magnum de vin italien, qui se morfondait dans la cave, que l'on avait oublié dans son coin, empoussiéré comme il se doit, à l'abri de l'agitation du monde...

Notre cave perso n'étant pas sur notre lieu de résidence, nous ne nous y rendons pas tous les jours et ce n'est que sporadiquement que nous y effectuons des "descentes". Comme ni l'un ni l'autre nous ne notons ce qui entre et sort, parfois nous redécouvrons des bouteilles, au hasard... délaissées, mais plus pour longtemps, car titillés par la curiosité et un peu par la crainte il faut bien le dire que le vin ne soit déjà passé, il fallait que nous goûtions.

Ce rubesco, Monticchio,appelation Torgiano rosso riserva, de chez Lungarotti et millésimé 1987 a la chance d'être dans un contenant un peu spécial, le magnum qui lui donne un petit avantage quant à son vieillissement.

Les conditions de la cave, excellentes s'il en est, ( hygrométrie parfaite, variation de T° quasi inexistante, sol en terre battue ) nous laissait quelque espoir quant à trouver un vin pas encore moribond.
Et bien, ce fût encore mieux que ça,nous l'avons goûté sur trois jours ( ben oui à deux , c'est plus raisonnable....).


jour 1: la robe est un peu évoluée, mais le nez est parfaitement présent, des notes de fruits confits, un peu de kirsh, des épices douces ( canelle, girofle...), et une jolie expression ...La bouche est ronde, pleine, sensuelle, toute en fruits mûrs et séduction, encore bien longue, les tannins sont complétement fondus et surprenant, pour un vin de cet âge, une fraicheur finale qui le ferait paraitre bien plus juvénile.

jour 2: le nez est désormais un peu moins fruité, plus sur la complexité des notes d'épices, et même sur un peu de tabac blond, ce qui ne m'avait pas frappé à la 1 ère dégustation. La bouche est toujours bien tenue, ronde et veloutée.

jour 3: le nez est presque complétement disparu, la bouche a perdu un peu de sa longueur, mais reste agréable...

Quoi qu'il en soit, ce vin a été une belle surprise, et il nous en reste encore quelques unes, qui ne tarderont pas trop à être bues....

22:29 Écrit par sandrine dans Général | Lien permanent | Commentaires (17) |  Facebook |

15/07/2008

La dragonne et la poupée

Pour une fois, on va faire une petite exception, et jouer dans une autre cour, c'est l'été, mes envies d'évasion sont forcément rangées au placard, car trop de boulot, donc on s'échappe comme on peut: voici donc un petit conte pour grands et petits enfants 

 

Il était une fois ( car c’est ainsi que commencent tous les contes …), une dragonne qui dans sa tanière se sentait bien seule. Pour occuper ses journées et sa vie, son plus cher désir était d’avoir à sa disposition un petit être dont elle pourrait s’occuper et qui ferait l’admiration de tous, une petite chose fragile à exhiber, pour montrer que son existence de dragonne était loin d’être vaine et sans joie.

Par une nuit claire et sans nuage, elle mit au monde une exquise petite créature, une vraie petite poupée de magasin. Boucles blondes, teint de lait, joues roses et deux mignonnes petites prunelles bleues. Mais derrière ces yeux là, derrière leur azur, brillait une étrange lueur.

La dragonne, toute à sa nouvelle occupation, ne le décela pas…. trop occupée à faire admirer sa petite, si menue poupée, ses toutes petites mains, ses minuscules pieds. Trop affairée à l’habiller de jolis tissus, à mettre des rubans dans ses cheveux d’or. La poupée se tenait bien sage, évitait de sortir de son rôle d’enfant modèle, le costume sur mesure que la dragonne lui avait patiemment confectionné. Si par malheur elle osait commettre le moindre faux pas, les rugissements et  parfois, le feu jaillissant de la gueule de la dragonne , lui faisait vite reprendre son sourire figé de poupée parfaite.

Mais dans son corps, la poupée le sentait, elle était à l’étroit. Son coeur prenait trop de place.

Des changements commençaient à s’opérer en elle, là où tout n’était que rondeurs enfantines commencèrent à apparaitre d’autres formes, d’autres pleins et déliés. Lentement, mais sûrement, le changement s’opérait. Elle ne serait plus une poupée bien longtemps.

Au début, la dragonne ferma les yeux, ne pouvant un instant imaginer qu’une poupée puisse grandir . Puis elle dût se rendre à l’évidence, et elle usa de tous les subterfuges pour maintenir la poupée dans son monde enfantin pour toujours. Elle lui fit porter de lourdes chaines,l’entrava de toutes les manières possibles, comprima son corps dans des vêtements trop petits pour elle…

Mais la poupée, malgré tout, continua de se développer, elle perdit ses boucles blondes, le rebondi de ses joues, prit un air grave et triste, mais derrière ses prunelles dont l’azur s’était grisé, un feu couvait toujours…

Et enfin, un jour, un prince qui n’était pas charmant, mais presque, remarqua la poupée, encore engoncée dans ses habits obsolètes, la trouva à son goût et entreprit de la séduire.

Le coeur de la poupée trouvait enfin de quoi faire résonner l’amour qu’elle avait trop longtemps retenu, et de cette explosion, une nuit, elle fut femme.

La dragonne eut beau hurler, cracher, promettre divers chatiments et peines, ils s’enfuirent , main dans la main, …

Tous les deux se sont aimés dés le premier regard, elle a pansé ses blessures, il a compris ses fêlures. Et ensemble, ils regardent vers demain.

16:04 Écrit par sandrine dans Général | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : conte, evasion |  Facebook |

14/07/2008

Grands travaux et narines délicates....

 

Gérard Perse, après avoir racheté Pavie, a décidé de tout révolutionner....

L'homme, qui n'a peur de rien et de personne, a donc entrepris des travaux titanesques, pour retourner la terre du

14:39 Écrit par sandrine dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

05/07/2008

réponses du jeu....

Voici les réponses du jeu interblogs part two, rendez vous demain chez Philou pour la troisième et dernière partie. Si d'autres précisions vous paraissent nécessaires, laissez vos commentaires... 

Magret de canard en fine croûte épicée
Semoule aux pommes et aux raisins

Accord parfait :La grange tiphaine,montlouis demi sec,clé de sol,2006 :Pourquoi ? Parce que le plat est dans le registre du sucré salé, que les épices appelent plutôt un vin blanc pour rafraichir l’ensemble, mais pas sec .Un montlouis demi sec est la bonne option car il permet de rester en harmonie avec le plat en jouant sur fraicheur rondeur et accord sucré salé.

Accord moyen :Domaine Gavotty,côtes de provence, cuvée clarendon 2005 : un rosé comme celui-ci est une sorte de pis aller, les épices ayant tendance à écraser un peu les arômes du rosé.Un accord intermédiaire qui joue sur la fraicheur.

Accord improbable :Chateau Bonnet, entre deux mers, 2006 : ce vin sec et tendu est trop rectiligne et manque de profondeur pour soutenir le plat.Râble de lapereau
Tartelette de Herve
et jus à la Valdieu triple

Accord parfait :JB sénat, Minervois, le bois des merveilles 2004 : Qui dit Herve et valdieu dit d’office un vin puissant pour pouvoir être à niveau question arômes. Le côté très gourmand de ce vin malgré sa richesse, sera souligné de même que ses notes de forestières (champignons, etc) et giboyeuses.Très bel accord

Accord moyen :Domaine très cantou,gaillac,cuvée 100% duras,2006. Pas trop de puissance pour cette cuvée, mais une alternative acceptable, des tannins fins et pas trop rugueux, de la fraicheur en finale.Manque peut être un peu d’ampleur face au herve.

Accord improbable :Domaine des Huards,cheverny rouge, 2005 : trop léger, le vin passera complètement en dessous du plat, il sera tué…

 Chaud et froid de loup rôti aux petits
artichauts violets et citrons confits
                                                              Accord parfait : Ott, côtes de provence,clos mireille 2005 :senteurs de provence, de cuisine du sud, donc accord régional parfait.

Accord moyen : Dauvissat, chablis, forêts,2006 : la minéralité du chablis peut se marier assez bien au plat  mais manquera  certainement d’un peu de gras, pour soutenir le tout

Accord improbable :Domaine Labranche-Laffont,madiran, vieilles vignes 2004 : rouge, tannique, puissant, assurément l’inverse de ce qu’il faut : recalé !     Filet de pintade fermière et crème de Lapsang souchong
Pomme de terre aux arachides
Petits légumes printaniers.
Le match bourgogne !

Accord parfait : JM Vincent, Auxey Duresses blanc 2003 :pour ce vin de caractère, passé en fûts et à la présence fumée vanillée marquée, le thé semble n’être là que pour lui. De plus, le gras des arachides demande une certaine stucture, une certaine assise que lui offre ce vin à la fois terriblement plein rond et séducteur et élégant…

Accord moyen :domaine parize, givry blanc ,les champs nalot,2005 :joli vin, le givry tout en délicatesse souffrira de l’arachide qui endormira ses arômes subtils, néanmoins l’accord pintade et crème au thé peut fonctionner.

Accord improbable : Domaine du château de Prémeaux, aligoté ,2007 : trop vif, trop léger, c’est plus un vin d’apéritif.Plat trop complexe pour lui.   Magret de canard en écailles de chorizo
Sabayon de poivrons doux
P'tite ratatouille et pommes de terre anisées
  Accord parfait : Domaine Arretxea,irouléguy, cuvée haitza,2004 : Accord régional une fois de plus, avec les chorizo et poivrons, ainsi que l’anis. Le pays basque ds toute sa splendeur s’offre à nos papilles émoustillées. Un grand moment.

Accord moyen :Château Revelette,coteaux d’aix ,le grand rouge ,2002 : un peu moins régional, mais toujours dans l’idée sud, un beau rouge qui se lovera avec les poivrons et la ratatouille contre le canard et le chorizo, mais pourrait voir son côté chaleureux accentué par l’anis…Entre deux

Accord improbable :Domaine Bott-geyl, pinot noir d’alsace,2006 : trop nord, donc trop léger, pas assez de corps ni de puissance pour tenir la distance. Pas d’épices, que du fruit, ces deux là ne parlent pas le même langage.

21:38 Écrit par sandrine dans Général | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

03/07/2008

devenir un expert en vin en moins de 5 min...V

Aujourd’hui on va faire une petite leçon de vocabulaire, parce que je voudrais vous éviter d’avoir à rester bouche bée devant une expression inusitée…. Pour être un vrai pro, il faut savoir manipuler les mots du vin tel un jongleur expérimenté…

Prêts, prenez des notes:

Arômes: l’ensemble des senteurs et saveurs d’un vin, tout est à peu près possible, quoi que l’arôme de croûte de fromage est en général peu apprécié des vignerons, préférez lui l’expression arôme fermentaire, c’est plus classe.

Dans le même ordre d’idées, on ne parle pas de pipi de chat, mais on dit et si possible d’un air pénétré, ” il sauvignonnne” ….

On ne dit pas ; ça sent le brûlé ou le caoutchouc mais :” ce vin développe des arômes empyreumatiques”.

 On n’émet pas de doutes sur un vin , on dit: ” il est fermé” ( solution de repli diplomatique).

On ne parle pas de vins mal dégrossis, ou brutaux, on dit ” il a du caractère” voire ” il est très terroir, non? “.

Pour les rieslings, ne manquez pas de citer l’arôme célèbre de pierre à fusil, et dites émerveillé, quelle belle minéralité ( arômes fluctuant entre la pierre, et les autres minéraux, sic)

Pour les sauvignons,citez le bourgeon de cassis, voire la civette ( en gros des odeurs acides d’urine, ou végétales)

Pour les chardonnays, ne manquez pas d’ énumérer les arômes toastés et beurrés( ambiance petit déjeuner)

Pour les merlots, parlez des arômes confiturés , il n’est pas utile de préciser la confiture de quoi, ça pourrait être n’importe quoi, c’est aussi bien de rester vague.

Pour les Syrahs, parlez de Kérala, ( poivre noir,) so chic…

Pour un sherry, parlez des merveilleux arômes oxydatifs ( fruits secs, noix, miel,). Attention à ne pas dire oxydé, vous seriez derechef mis au ban des pros du vin.

Avec les vins moelleux, entre deux fruits exotiques, glissez un peu de cire d’abeille ( ambiance océdar)

Vous voilà déjà un peu préparés à affronter certains pièges, mais n’oubliez pas, soyez pro jusqu’au bout et surtout, naturels !

14:02 Écrit par sandrine dans Général | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : humour |  Facebook |

26/06/2008

Coming out

Quoi? Sandrine fait son coming out?

Je vois d’ici vos mines ébahies, vos yeux ronds de surprise, vos bouches bées.

Oui, effectivement, j’ai décidé que par honneteté envers vous toutes, je me devais de vous le réveler.Je ne pourrais plus tricher ni me cacher bien longtemps. Tôt ou tard, je serais démasquée alors je vais me livrer, toute entière à vous et vous révèler mon secret….

Bien sûr, vous qui me lisez régulièrement pensez que ma science viticole ( sic) était le fruit d’un dur et pénible, mais surtout long labeur à travers les méandres de la dive bouteille. Vous m’imaginiez, ado, reniflant à petits coups, humant avec délices les douces senteurs de quelque chateau Margaux ou autre Yquem.

Et bien, c’est là que je vais vous décevoir.Mon éducation viticole a commencé bien tard, vers les dix huit ans. Là ça a été l’explosion: toutes sortes de vins, un monde de possibilités s’ouvrant à moi… J’en ai usé ( qui dit abusé? ) et m’en délecte encore…

Avant cela, je n’avais encore jamais eu autre chose dans le gosier que du Liebfraumilch ( oui, je sais, c’est pathétique), du mateus ( vous savez cet ersatz de rosé portugais, vaguement pétillant), voire pour les jours de fête un muscat de Samos. Mes parents n’ayant pas de goût particulier pour la gastronomie et n’éprouvant aucun plaisir particulier à fréquenter les restaurants, mon éducation au goût fût donc laissée en friche.

Je ressentais vaguement la possibilité d’une autre culture, d’autres plaisirs ailleurs, mais sans pouvoir les approcher…frustration.

 J’étais loin de me douter qu’une dizaine d’années plus tard, je devrais révèler ce blasphème à mon lectorat….Mais que voulez vous, il faut que jeunesse se passe…

16:17 Écrit par sandrine dans Général | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : coming out |  Facebook |