01/12/2008

Degu en rafale

Quelques vins dégustés en rafale: accrochez vous, y en a pour tous les goûts:

Parce que moi le champagne j'aime bien ça, et qu'il faut jamais me demander trop longtemps pour en goûter, Veuve Cliquot Rich reserve 98.

IMG_3066Un champagne présentant un nez tres mur, de fruits jaunes comme une bonne pêche mûre et juteuse, beaucoup d'élegance et de maturité, une belle bouche ronde et ample, un peu moins longue que dans mes derniers souvenirs de dégustation. Il semblerait qu'il soit temps de devetir la Veuve, et de lui faire son sort, avant qu'elle ne soit tout à fait fanée.

 

 

 

 

IMG_3070Ensuite, parce que C'est le Week end, et qu'on parle presque jamais des vins autrichiens, voici Kibitz,le Wine weekends de chez Opitz, un pinot gris de la région de Neusidlersee.

Surprenant est assurement le qualificatifqui vient spontanément. On est bien loin des pinots gris d'expression alsacienne, ici on va vers du frais, du végétal. De la verveine. En plein, une explosion tant au nez qu'en bouche. Difficile de placer ce vin sur de la cuisine, mais à l'apéro, ça peut être un joyeux compagnon, avec juste un petit retour sucré. Tres sympa.

 

IMG_3069J'adore les blancs de Bourgogne.Je ne me fais donc pas prier pour en goûter. Ici, un mercurey 1er cru, En sazenay 2005 de Tupinier Batista.

Dégusté à quatre, tout le monde l'a aimé. Je l'ai trouvé un poil trop vin de pute, mais chacun ses goûts, hein? Trop dans les clichés bourguignons, brioche, beurre frais, etc, et manquant d'un peu de finesse. Néanmoins, ça se laisse boire. Bref, pas un vin de grandes émotions, mais un vin techniquement irréprochable et consensuel.

 

 

IMG_3068Partons en Suisse, gorgeons nous de sucre avec cette amigne de Vetroz, cuvée Mitis de chez Germanier en 2001, composée exclusivement de vendanges flétries sur souche.

C'est peu de dire que c'est bon. C'est une super tisane à siroter au coin du feu, en bonne compagnie. Plein de fruits exotiques, de fraicheur, de longueur suave, jamais ce n'est lourd, malgré une richesse en sucre assez importante. Il faut goûter un vin comme ça au moins une fois, ça reconcilie définitivement avec le sucre.

 

 

IMG_3067Revenons vers la France, mais soyons d'insupportables gamins, comme cet "enfant terrible", de Jean François Ganevat. Un poulsard 2007, en cotes du jura.

Déroutée au départ par la couleur tres pale du vin, on aurait presque dit un rosé, je me suis vite laissée séduire par sa griotte ensorceleuse, tant au niveau du nez que de la bouche. Voilà un vin qu se boit, enfin. Pas un vin dont on a envie de parler pendant des heures, juste envie de vider son verre et de dire encore! C'est gourmant, frais, digeste, sexy, bref, en voilà un avec qui je vais apprendre à converser encore souvent.

24/11/2008

Beaujolais Nouveau

Le Beaujolais Nouveau. La belle affaire. Chaque année, il revient. Et pas pour faire que des heureux. Parce que oui,faut quand même bien avouer que bon nombre de beaujolpif sont nettement imbuvables, voire carrément dangereux.

Maintenant, reste à considérer ce produit marketing avant tout pour ce qu'il est: un easy drinking wine, simple et sans prétention. Facile à boire avec les copains et un peu de charcutailles, c'est la tradition contre laquelle on soupire mais à laquelle on ne peut s'empecher de souscrire chaque année.

Alors comment on fait pour pas prendre trop de risques et choisir au moins du buvable voire du bon?

D'abord, on oublie les vins à 1. 50 euros, voire 2 euros qu'on trouve en grande surface. Ne pensez pas avoir du vin qui se boive à ce prix là.

Puis on privilégie les vignerons artisans, qu'on connait et dont on apprécie les cuvées à l'ordinaire. Parce que le Beaujolais Nouveau, c'est n'est qd même qu'une démonstration technique de savoir faire, faut pas se leurrer.

Bref.

Et comme moi j'aime bien faire des trucs étranges, on va goûter ici le Beaujolais Nouveau .... 2007. Oui, j'avais gardé des bouteilles l'année dernière, d'un vigneron de Morgon, Vincent Donzel. Alors ça donne quoi?

Et bien, un nez assez franc, un peu lactique mais sans excès, des fruits noirs genre cerise, une bouche fraiche et fruitée, et encore une belle tenue pour un vin qui n'aurait pas du survivre si longtemps. Vraiment le vin typique du vin de soif. Pas de présence alcooleuse ou tannique, juste du jus en bouche.

Et pour ceux que ça interresse de connaitre le millésime 2008, on va par

21/11/2008

Dégustation de whisky

Hier, c'était le lancement du beaujolais nouveau, ( et soyez en sûrs, on va en reparler), mais aussi et surtout une dégustation un peu spéciale pour moi. Celle de whisky. Dire que ce n'est pas forcément ce que je préfère est léger, toutefois curieuse comme je suis, je me devaisde goûter afin de rendre mon avis honnête et en toute connaissance de cause.

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Au programme, 6 Whiskys, tous issus de la Distillerie Ben Riach. Un pro de ces spiritueux était là pour nous guider, à travers les méandres des appelations, mentions, etc. Nous a parlé de la différence entre single malt ( eau , orge, et levures d'une seule distillerie) et grain whisky ( orge et bcp de mais). Ces deux whiskys assemblés forment les blends. A évoqué l'élevage , se faisant en fûts soit de bourbon, ou de sherry, ou bien d'un assemblage de ces deux vieillissements, voire encore d'une maturation supplémetaire dans un autre fûts ( le finish) quel qu'il soit ; porto, madere, sauternes, champagne .... A rappelé la notion de cask strength ( whisky sorti directement du fût sans rectification , donnant des alcools plus haut, mais paradoxalement des whiskys d'un abord plus doux à la dégustation).Ou de non chill filtered , qui ne sigifie pas " non filtré" , mais bien non refroidi après élaboration, qui donne des whiskys moins ronds, plus brut, moins doux).

L'objet de nos attentions était écossais, de la région de Speyside. Distillé deux fois , contrairement aux bourbons ( une fois) et aux irlandais ( trois fois). Au programme, des whiskies bien différents par leur mode d'élevage , leurs arômes et aussi leur côté tourbé ou non. Deux mots pour évoquer la tourbe. En anglais, on parle de peated whisky. Au moment de l'élaboration, on prend de l'orge, que l'on mouille et l'on laisse fermenter deux trois jours. Puis vient le moment de stopper la fermentation. Alors soit on fait chauffer à l'air tres chaud, soit à feu nu de tourbe. De la fumée se dégage et parfume l'orge. Selon le temps d'imprégnation, on parle de ppm. Plus un whisky est coté en ppm, plus le goût de tourbe sera prononcé. Nous avons goûté unwhisky à 50 ppm, mais par exemple, vient de sortir sur le marché un Octomore (distillerie Bruichladdich) coté à 140 ppm.

 Et si on passait au compte rendu maintenant ?

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Ben Riach 12 ans Sherry: Il s'agit d'un whisky dont la plus jeune eau de vie entrant dans l'assemblage a douze ans de vieillissement. C'est un peu l'équivalent d'une cuvée en Champagne, un produit fait pour être stable tout au long de sa production et présentant les mêmes caractéristiques mises après mises.

Une belle couleur ambre, quelques reflets orangés. Un nez sur l'abricot mûr, la badiane, une pointe de miellat, du santal, une bouche ample sur l'amande amère, jugée un peu piquante par certains, de la canelle, et une sucrosité entrapercue au nez.  Perso, j'ai bien aimé la rondeur et le côté facile, easy drinking.

Ben Riach 16 ans: Visuel sur la paille, jaune clair. Nez beaucoup plus sur l'herbacé, foin, poivrons, notes végétales, une touche de verveine, un léger grillé. En bouche,la tourbe est légere, bien intégrée, les notes herbacées reviennent en raccord avec le nez. Relative douceur à l'attaque. Cewhisky a plu à la majorité des dégustateurs.

Ben Riach 15 ans Madera: Fûts de 15 ans, avec un finish Madera. ( 6 mois). La robe est un peu plus marquée que le précédent, au nez se disputent le pruneau et le kirsh, les épices, girofle, quatre épices, une pointe éthérée, laisse une impression ronde et fondue, la bouche est ferme, longue, avec une légere amertume, un peu de café et de torréfaction.

Ben Riach 12 ans finish Rhum: robe très pale, or pâle, nez tres tourbé fumé, sur la térébenthine, la colle, terreux, voire poussiereux. La bouche est douce, probablement l'effet du finish. Finale très longue.  Ce whisky est autant adoré qu'hai, son fort dosage en ppm, déconcerte ou charme selon les préferences de chacun.

Ben Riach  1984 23 ans Finish Port ( 52.4 %). Un seul fût, mis en bouteilles en juin 2008. Peated. Couleur plus prononcée. Nez un peu animal, fruité une certaine acidité, beurré, toasté, notes de canelle. En bouche on retrouve une forte présence de la noisette grillée, gourmande, tourbe pas trop marquée, juste en soutien, impressionnante en longueur. Quelques réminescences de vin jaune ?

Ben Riach 1976 Finish Bourbon ( 50.3 %):Couleur claire également, nez assez floral, violette, et une bouche musquée, légerement civette, avec une fraicheur incroyable. Pas de sucrosité, voilà un whisky qui sait où il va et qui y va tout droit. Elégant, pas tape à l'oeil. De loin pour moi le plus agréable et le plus " buvable".

Voilà voilà. J'espère vous avoir intéressé. Et pour terminer, une petite histoire:

Savez vous d'où vient l'expression " on the rocks " ? Et bien, au far west, le bourbon n'était pas mis en bouteilles, mais sagement consevés dans de gourdes sur le bât de son cheval avec l'animal, il prenait évidemment une certaine température. L'astuce des cowboys était donc d'y jeter des cailloux refroidis pour le tempérer quelque peu ....

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Concentration et prise de notes ....

 

12/11/2008

I'm back !

D'abord, je vais commencer par vous dire merci à tous et toutes.

Je ne suis pas douée pour ça, mais bon. J' ai été très touchée, donc de gros bisous à tout le monde.

Reprenons:

J'ai une passion, que dis je une dévotion pour le fromage. Alors quand un grenoblois, j'ai nommé  emmanuel ,me parle de morbiflette, mes oreilles se dressent, et je ne peux qu'être intriguée. Forcément, il fallait que je goûte.

De la tartiflette au morbier. De la vraie. Pas du gratin pour touristes ( hein, manu? ), mais de celles qu'on fait à la poele en fonte, en rissolant pommes de terres, echalotes, lardons, puis que l'on laisse cuire avec du vin blanc jusqu'à absorption, et où on laisse fondre le fromage, ici en l'occurence du morbier....

Hum!

Normalement, on pratique avec du reblochon ( pas de l'industriel ou comme je l'ai vu aussi, de ces tranches toutes prêtes de fromage à tartiflette?!), mais ici le morbier est très intéressant.

C'était délicieux, et par les froids qu'il fait, c'est le genre de plat qui fait plaisir.

Et qu'est ce qu'on boit avec ça ?

Et bien du vin du jura, assurément...

Pour ma part, j'ai accompagné avec un " Vin de garde" 2002 de chez Ganevat, En chardonnay savagnin, élevé 48 mois en barriques( pas des fûts neufs, c'est juste pour l'oxygéntion, pas pour le goût de bois) sans ouillage ( L'ouillage est l'action qui consiste à remettre du vin dans les barriques pour éviter l'oxydation, car naturellement le vin a tendance à s'évaporer. Ne pas ouiller, peut permettre dans certaines conditions d'obtenir des vins de type "oxydatif", développant des arômes caractéritiques de noix ou de fruits secs le plus souvent).

Qu'est ce que ça donnait?

Un nez très gourmand, très pomme voire presque cidre, rond et mûr, une pointe minérale, en bouche on retrouve la pomme bien complétée par d'autres fruits blancs comme la poire, et la pêche blanche, une trace de santal, l'oxydatif léger se perçoit sur des arômes de raisins secs, et de noisettes,le plus étonnant est la grande fraicheur de ce vin, qui ne fait pas son âge. Leger, aérien, sans aucune lourdeur, on ne cesse de remplir son verre.  

La belle fraicheur du vin relayait le gras du plat, le fumé des lardons répondait à la minéralité, pommes et pommes de terre se répondaient sur un ton familier. Bref.

C'était pas mal du tout.

02/09/2008

Deux vins, deux plaisirs faciles....

Juste quelques mots pour vous parler de deux vins goûtés lundi, au resto. A l'apéro, on nous a proposé un muscat d'alexandrie de la Région de Victoria, Australie, millésime 2006 de chez Brown Brother.

Et bien, nous fûmes plus que surpris de découvrir un vin équilibré, parfaitement maitrisé. Du sucre, oui, mais pas d'excès, une belle fraicheur, de l'ananas, du muscat croquant. Pas une grande bouteille, mais un petit plaisir comme on aimerait s'en faire plus souvent.

Ensuite, cap sur la Bourgogne, et du Sauvignon. Ne cherchez pas l'entourloupe, il n'y en a pas. J'ai bien dit Sauvignon et Bourgogne. Petite appelation, Sauvignon de Saint bris, déroge à la règle du sacro saint Chardonnay. De chez Goisot en 2004, certes pas un grand Sauvignon, mais une bouteille plus que chouette quant au rapport qualité prix. Quelques notes herbacées, un peu de tilleul, de la fraicheur . Pas compliqué, et sympathique.

23/08/2008

Maousse costaud !!!!

Laisser un vin en cave, c'est parfois compliqué. Il faut déjà posséder une bonne cave. L'idéal étant une cave à température constante été comme hiver oscillant entre 10 et 14 ° maximum, d'un taux d'hygrométrie 65 et 85 °( au delà, les étiquettes s'abiment, mais l'humidité est bonne pour les bouchons). Le must étant d'avoir un sol en terre battue.

J'ai tout ça... Vous me détestez hein? Alors pour laisser murir certains trésors, la cave est un excellent atout. Mais qu'il faut jouer avec doigté. Trop longtemps oubliées, les bouteilles se meurent. Pour jouer la sécurité, il vaut mieux donc sacrifier de temps en temps une bouteille pour évaluer son potentiel et celui de ses soeurs. Car, si l'on garde en cave, mieux vaut prévoir de stocker, et donc d'acquérir plusieurs bouteilles du même millésime et domaine.Ainsi, même si on a une idée approximative de la date d'apogée des bouteilles, c'est loin d'être une science exacte, et le meilleur déterminant reste le palais.

Exercice pratique avec cette Muntada, domaine Gauby 1997, cotes du Roussillon villages.

Le nez est puissant, viril, un nez de macho, des fruits noirs serrés, de la réglisse, de la girofle, du laurier, bref de l'épice en veux tu en voilà. La bouche se revele dense et serrée, puissante mais avec de l'élégance, des tannins pas encore complètements fondus, mais une matière savoureuse de fruits noirs , un peu de fumé, quelques amers de finale bien maitrisés, et beaucoup de fraicheur.

Verdict: Pas encore tout à fait prêt, servi maintenant, il vaut mieux le carafer...

On le regoûtera dans quelques temps....

21:26 Écrit par sandrine dans Commentaires de dégustation | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : cave, gauby, muntada |  Facebook |

19/08/2008

Bourgueil... Slurp!

 Hier, une petite sortie dans une brasserie pas loin nous a permis de regoûter un bourgueil, comme ça, juste pour le plaisir.

Et du plaisir, il y en eut: 20 ( cherchez pas, ça s'appele comme ça), du domaine des Ouches est un bourgueil immédiat. Au nez, des fruits mûrs discrets mais présents tout de même, de la finesse, et en bouche on croque à pleine dents dans le fruit, juteux à souhait, pas une once d'amertume, juste un vin qui coule sans heurts, vin de soif, vin de copains... Il aurait mérité d'être servi un poil plus frais, pour encore exacerber son côté fruité. Evidemment, il manquera peut être un peu de typicité pour un bourgueil, manquant peut être de la noblesse et des aromes truffés et champignons , mais il faut le prendre pour ce qu'il est. Un joli vin simple et sans prétention, au rapport qualité prix impeccable.