27/12/2008

Du plagiat, du copier coller et de l'impersonnalité.

Quand j'ai commencé ce blog, ma principale motivation était de faire partager, d'écrire, et de donner mon avis personnel, ma vision des choses sur le vin en particulier, et la gastronomie en général. Au fil du temps, il a évolué. En fonction des rencontres, des visites que j'ai pu faire sur d'autres blogs, de mes envies. Mais l'esprit n'a pas changé, lui. J'ai toujours voulu que ce blog soit personnel.

Mais, et là, je vais râler un peu, ce n'est pas grave, vous avez l'habitude, je constate que chez quelques bloggueurs, et parfois pas ceux dont les blogs sont les moins fréquentés, il existe une tendance au copier coller assez énervante. C'est déjà agacant en soi, car une info, relayée par les mêmes canaux un bon nombre de fois, perd de sa pertinence et de son efficacité en zappant son originalité.

Ce qui est encore plus énervant, c'est quand lesdites infos sont reprises sans citer les sources, ce qui revient pour l'auteur à s'attribuer tout le mérite de l'article. Ca me semble non seulement mensonger, mais aussi assez peu respectueux de l'auteur, et des lecteurs du blog en question. Je comprends bien que surtout en ce qui concerne des explications "techniques" il est à la fois plus facile et plus sûr de prendre des infos sur des sites ou des blogs sérieux. Mais il me semble que citer ses sources fait partie de toute recherche. Que c'est un gage de sérieux. et d'honnêté.

Evidemment, sur des blogs culinaires où à priori, l'on traite surtout de recettes, c'est compliqué. Compliqué car il est parfois difficile d'établir une paternité pour des recettes classiques. Que certaines sont tellement du domaine public qu'on ne saurait pas en préciser la filiation. Maintenant, il y a une marge entre réviser des classiques, et s'approprier des créations originales. Bien entendu, tout blogueur sait qu'à partir du moment où il met en ligne un billet, il ne lui appartient plus vraiment (sauf si'il l'a protégé par un creative commons par exemple). Mais retrouver à la virgule près une de ses recettes, en constatant que non seulement l'auteur ne vous cite pas, mais présente en outree la recette comme une de ses spécialités, ça s'appele du plagiat. de la malhônneté manifeste.

Tout ça pour réagir à ce qui est arrivé à un blogueur que vous connaissez certainement, et que j'aime beaucoup. Il a du talent, et c'est dommage que d'autres, non sans vergogne se l'approprient. Une fois aurait pu être une erreur, mais l'auteur (si on peut l'appeler comme ça) est coutumier du fait. J'ai parcouru son blog, et j'ai pu le constater. C'est assez lamentable, et surtout inutile.

Enfin, il y a suffisamment de bons blogs et de gens sérieux, que pour accorder une tribune à ces pratiques là.

Plus d'infos:

http://un-cuisinier-chez-vous.skynetblogs.be/post/6565831...

http://passion-cuisine.skynetblogs.be/post/6566941/un-pet...

http://lacuisineliegeoise.skynetblogs.be/post/6567232/voi...

http://le-celibat-ne-passera-pas-par-moi.skynetblogs.be/p...

 

11:51 Écrit par sandrine dans coups de gueule | Lien permanent | Commentaires (13) |  Facebook |

27/10/2008

Le prix et le vin

Je n'arrive pas à mentir. Je dis ce que je pense. Parfois trop vite, sans réfléchir. Je l'ai encore éprouvé cette semaine au magasin. Un client entre. Il me demande à combien se monte le prix d'une bouteille d'un grand liquoreux français bien précis.

Du tac au tac, les mots m'échappent: "Beaucoup trop cher."

Le client me demande de répeter. Je m'exécute. il proteste." C'est moi qui paie "me dit il. Je suis tout à fait d'accord avec ça. Je vérifie le prix. 500 euros l'unité.

Je persiste à penser que c'est trop. Lui ne comprend pas.

Je lui donne mon point de vue. Pour moi, le vin, ce n'est pas un produit, ce n'est pas un objet mercantile. C'est quelque chose qui se boit. Qui donne du plaisir. que l'on partage. A ce prix là, on dépasse toutes ces notions, pour entrer dans un concept très différents. La collection, l'oeuvre d'art.

Ce monsieur me dit ne boire que de grands vins.

J'imagine qu'il se positionne par rapport à leurs prix. Pour moi, le rapport est différent. un grand vin, c'est une bouteille dont je ressort émue, ayant appris ou désappris quelque chose, un souvenir au palais.

J'ai goûté de grands noms qui n'étaient que des petits vins, et l'inverse est vrai aussi.Parce que je m'intéresse d'abord à ce que contient le flacon.Il est indéniable que l'étiquette influence, mais le fait de ne se fier qu'à elle fausse tout rapport amoureux ou sensuel au vin.

Soyons clairs. Un vin, pour être honnete à mon sens, doit respecter le consommateur. Il est évident que le prix de vente du vin doit couvrir les frais du vigneron, et lui permettre de gagner correctement sa vie. Mais quand je vois certains grands chateaux, leur coût estimé de production, sur des domaines vastes ( donc pourvoyant un certain nombre de bouteilles), et leur prix de vente.... Je m'interroge.

Pour quoi prend on le vin?

Si des gens sont prêts à mettre le prix, il est évident que cette pratique là ne changera pas.

Mais mon plaisir ne résidera pas dans ces vins là.

23:05 Écrit par sandrine dans coups de gueule | Lien permanent | Commentaires (12) | Tags : les prix du vin |  Facebook |

14/10/2008

Et un coup de gueule, un !

Aujourd'hui, je vais râler un peu. Vous m'excuserez mais des fois quand je lis certains trucs, ça ne passe pas.

Le monde du vin en Belgique, c'est un peu la foire au grand n'importe quoi. Entre la GD qui envahit le marché et ne donne pas forcément une image positive du vin, les cavistes qui essaient tant bien que mal de se faire une place au soleil, les clubs de dégustations ou carrément cours d'oenologie ( sic) qui fleurissent un peu partout, et rarement donnés par des pros, et les particuliers qui revendent du fond de leur garage, ça commence à faire beaucoup.

Mais là où ça déborde, c'est quand on a affaire à ça :

Par téléphone, on vous contacte et on vous propose d'acheter des grands vins de Bordeaux à des prix défiant toute concurrence. En réalité, vous acheterez de la vulgaire piquette, bien trop chère. La technique est bien rodée. Si vous acceptez une livraison, ils ont tout loisir de venir chez vous, repérer les lieux, ... et surtout vous!

Parce que là où c'est encore plus dégueulasse, c'est qu'ils visent principalement des personnes âgées, un peu désorientées, et en profitent pour leur fourguer de la marchandise jamais commandée .

Ca donne quoi ? Une tromperie manifeste, et des milliers d'euros dépensés pour de la bibine prétendument grand cru de bordeaux.

Donc, svp, si vous êtes démarchés par téléphone, de grâce, ne donnez pas suite. Ou vous tendrez le baton pour vous faire battre.

Allez chez un professionnel pour acheter du vin.

14:51 Écrit par sandrine dans coups de gueule | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : vin, escroquerie |  Facebook |

18/09/2008

Pub et alcool

Dans un de mes derniers posts, je vous parlais du problème alcool et de la publicité autorisée ou non en la matière.

La notion de plaisir ne doit plus y être associée.
Mais que penser alors du slogan d'une célèbre marque de genièvre, qui sort pour les fêtes une pub avec ce message:

" Le Père Noêl boit du P... Vous aussi? "

Perso, je trouve ça un peu limite. J'imagine que les créatifs ont du trouver ça très drôle. Après tout, le Père Noel a déjà gagné sa belle couleur rouge grâce à une fameuse marque de limonade ( oui, mes petits enfants, avant il était tout de vert vêtu, ...). Qu'est ce qui empecherait le marketing, fut il de spiritueux de le récupérer une autre fois? Donc le père Noêl boit trop sucré, mais ça on le savait déjà, et en plus maintenant il est picôle? Quel diable de subversion ce père Noêl!

Et vous, vous en pensez quoi?

 

13:42 Écrit par sandrine dans coups de gueule | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : pub, genievre, pere noel |  Facebook |

11/09/2008

Alcool, cigarettes.... et p'tites pépées

Les jeunes n'ont jamais bu autant et aussi fort en matière d'alcool que maintenant. C'est du moins ce que j'ai entendu à la radio. Il faut lutter contre ça, nous martèle -t-on à longueur de journée. L'alcool, c'est mal. Interdisons le purement et simplement disent certains. Rendons le moins accessible en le taxant plus fortement disent d'autres. En moyenne, un jeune de treize ans s'est déjà pris au moins une cuite dans sa jeune vie. Il faut y rémedier. Donc on nous propose des " plans alcools. Entre autres, développer des " messages forts" à destination des jeunes et des femmes enceintes ( obligation du logo femme enceinte barré). Interdire de mêler les notions d'alcool et de plaisir. Exit george et son " No martini, no party", trop subversif....

Il me semble, parce que j'ai été jeune aussi, et il n'y a pas si longtemps, que la découverte de l'alcool, au même titre que celle du sexe, ou d'autres choses, est souvent propre à l'adolescence. Qui n'a pas souvenir d'une virée bières entre copains? De là à dire que c'est de pire en pire, je ne suis pas sûre. Je ne nie pas qu'il n'y a pas de problème à ces consommations là, mais je dit juste que pour une fois, au lieu de taper sur ces sales jeunes, on pourrait peut être se poser des questions un peu plus constructives.Je crois qu'interdire purement et simplement reviendrait à accroitre encore le phénomène, si phénomène il y a. Parce que à cet âge là, c'est braver l'interdit qui excite.

Taxer plus fortement, à part une rentrée substantielle dans les caisses du gouvernement, je ne vois pas ce que celà changerait,que du contraire. Les cigarettes n'ont jamais été aussi chères, pourtant les gens ne s'arrêtent pas de fumer. Désormais, ils fument au prix. Et si ça se passait comme ça avec l'alcool?

Quand on privilégie la qualité, on n'a pas besoin de forcer sur la quantité.Peu suffit à donner du plaisir, du goût.

Alors, si, au lieu de diaboliser l'alcool, on éduquait?

Les jeunes, évidemment, mais aussi les moins jeunes. Si on leur apprennait ce qu'est un bon vin, comment et avec quoi on peut le boire, à quel point c'est un monde fascinant? Bien sûr c'est loin d'être de la vodka redbull ( même si un bon pommard peut aussi donner des ailes), et alors?

Apprendre à déguster un bon vin , c'est instaurer certaines notions comme le partage, le plaisir, la convivialité. Car une bouteille se déguste rarement seul, on l'accompagne de quelques amis.On prend plaisir à être ensemble, à découvrir. Petit à petit, on s'interroge, on essaie d'autres vins, d'autres horizons. On découvre un patrimoine, une histoire, des histoires.

On ne boit plus, on savoure.

14:34 Écrit par sandrine dans coups de gueule | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : jeunes, vin, alcool |  Facebook |

16/08/2008

Adieu !

Je suis bien désolée de vous l’annoncer comme ça, de but en blanc, mais à la lumière de révélations récentes dans la presse, je vais être obligée de tirer ma révérence.

Pas parce que veux, mais parce qu’il faudra bien. Imaginez un lutteur sans son justaucorps, un boxeur sans ses gants de boxe, un perchiste sans sa perche? Improbable, impensable, me direz vous…

Et bien, je ne suis pas loin de cette situation inconfortable: le vin, c’est le diable !

Et vu que je pactise avec, par extension, je le suis également. Déjà, communiquer sur lui n’est pas aisé en France, où la loi fait que parler de vin équivaut à de la publicité, et n’entre pas dans le cadre : ” manger( sain), bouger( votre cul), 5 fruits et légumes par jour. L’hygiénisme alimentaire étant plus qu’une mode, un devoir national, le vin est l’ennemi à abattre. Je pourrai arguer que boire du vin, c’est avaler des fruits aussi ( le divin jus de la treille, ben c’est du raisin, le raisin c’est un fruit, non?) mais je suis lasse.

Et les scoops autour des vins ces derniers temps n’arrangent rien…

Buvez du vin rouge, c’est bon pour la santé

Mais pas trop, ce n’est pas bon pour votre foie.

Buvez bio, dans les autres vins il y a des pesticides.

Ne buvez pas bio, ils sont trop chers.

Buvez du vin blanc, ou du rosé, c’est frais et léger pour l’été.

Ne buvez pas de vin blanc ou rosé, ils contiennent plus de sulfites que les autres.

Pas de vin italien, ils sont trafiqués.

Pas de bordeaux, eux aussi sont soupconnés.

Pas de vin australien, ou chilien, ils sont trop alcoolisés.

Pas de vin moelleux, ils sont plein de sucres… et votre diabète?

Buvez du vin en tétrapak ou en cannette, ça fait jeune.

Ne buvez pas du vin en tétrapak ou en cannette, vous allez finir alcoolo paumé.

Et puis le vin, c’est calorique, donc en cette ère de minceur et de jean slim, le vin , c’est le mal!

Qu’est ce qu’il nous reste?

…………………………………….

Ben, l’eau?

Encore faut il qu’elle ne soit pas polluée, qu’elle ne contienne pas trop de nitrates, en bouteilles recyclables( car vous n’oseriez pas n’est ce pas la prendre en bouteilles jetables, malheureux!) elle est de toutes façons trop chère, …..

Sur ce, je vais aller boire un café, en espérant qu’il s’agit bien d’un produit fair trade, … je ne voudrai pas en plus ajouter ça à la longue liste de mes méfaits….

11:54 Écrit par sandrine dans coups de gueule | Lien permanent | Commentaires (19) | Tags : marre, vin, eau |  Facebook |

14/08/2008

Le vin et les vins.....

Dans le monde du vin, c'est parfois difficile d'entendre des sons de cloches différents. En général, les commentaires sont policés, les prises de paroles mesurées, et les discours parfois un peu trop lisses.

Difficile d'entendre des échos différents. Je ne sais pas trop à quoi ça est du, est ce une auto censure dictée par les impératifs marketings ou pas, en tous cas, la plupart du temps, c'est ainsi.

Sauf quand, de temps à autre, un téméraire se permet une sortie. Derenoncourt, on peut l'aimer ou pas, mais ce qui est sûr, c'est qu'il a du talent et n'a plutôt pas la langue dans sa poche. Lu dans IVV, cette phrase à propos des vins " natures": " ça fait trop longtemps qu'ils nous pourrissent les bars à vins. Le cuir, d'accord, le crottin de cheval, non!".

A l'heure où il est de l'extrème chic de boire ces vins natures, où quiquonque osant dire autre chose que du bien de ces vins là, se fait traiter de béotien qui n'a rien compris au sens du vrai vin, c'est plutôt gonflé...

Car oui, pour ses adeptes, le vin nature, c'est du vrai vin. L'autre, c'est quoi? Je m'interroge, encore. Est ce que travailler sans filets,c' est de l'héroisme ou de l'inconscience?

Est ce que produire des vins hypra sensibles à l'oxydation, aux changements de température, est un progrès?

Je n'ai pas encore tranché véritablement, car s'il m'est arrivé de goûter des vins sublimes, j'ai été aussi fortement déçue par d'autres. Pour moi, un rosé qui a des arômes de croutes de fromages laissées sur un radiateur plusieurs jours, ce n'est pas de l'ordre de l'agréable, ni encore moins des arômes que j'attend d'un rosé.

Et si, simplement on essayait de garder un peu de raison, et qu' on faisait ce type de vin d'abord quand on a les capacités techniques, les raisins sains, et le type de vin en tête pour le faire? On éviterait peut être pas mal de ( grosses ) boulettes.

N'empêche, une question me turlupine. Je me demande si l'égo des dégustateurs n'y est pas pour quelque chose. Je m'explique: goûter des vins que tout le monde connait, c'est facile mais peu valorisant. Par contre, sortir de la norme, du conformisme et sortir des sentiers balisés, c'est bien mieux pour l'image. Donc, après les régions délaissées, il fallait bien trouver autre chose, pour être anticonformiste. Et paf ! Voilà le vin nature, avec cette espèce d'aura de martyr , de vin pur contre tous les méchants vins impurs.... Et de se réclamer de cette mouvance, en soulignant son anticonformisme marqué, n'est pas finalement être plus conformiste que les conformistes?

Bref, ma position est on ne peut plus claire: je n'en ai pas. Je goûte, c'est bon, c'est bien, ce n'est pas bon, je jette.Et ainsi, je m'assure de ne pas passer à côté de jolies découvertes, qu'elles soient natures ou non, qu'importe!

Moi, ce que j'aime, c'est le VIN !

 

 

15:29 Écrit par sandrine dans coups de gueule | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : vins natures, derenoncourt |  Facebook |