16/07/2008

L'invitée de la semaine: Marie France !

Encore une invitée, une, et cette fois ci nous sortons des frontières de la Begique pour nous rendre en Vendée, chez Marie France, ( mais avec les blogs tout les déplacements sont permis, non? )...A elle la parole :

" Hé bien, pas facile l'exercice elle a raison Fabienne, mais en tout cas je suis ravie de cette généreuse opportunité que tu m'offres Sandrine, il faut être généreux pour savoir partager comme tu le fais ton amour du vin.
Voilà... C'est une évidence de dire que j'ai la passion de la cuisine sinon pourquoi aurais-je créé ce blog il y aura un an en août prochain, n'est-ce pas ? Ce n'est pourtant pas avec ma maman que j'ai appris à cuisiner car lorsque j'ai quitté le domicile parental à 19 ans je ne savais absolument rien faire. Et pourtant ma maman était - et est toujours - une excellente cuisinière qui n'avait pas son pareil pour cuisiner le bar, la margate - les blancs de seiche - et tous les fruits de mer que mon père, passionné de pêche, lui ramenait régulièrement, mais je ne m'y intéressais pas. D'ailleurs papa a fait sa plus belle pêche de bar pour mon repas de communion !
Le plaisir de cuisiner est venu petit à petit avec l'envie de bien recevoir les amis, de les épater, alors ce fut le début des achats de livres de cuisine... qui maintenant me remplissent les étagères d'un meuble entier.
Il y a deux ans, j'ai découvert la "blogosphère culinaire" au hasard de détours par différents blogs, en naviguant de liens en liens. Le premier fut celui de Mercotte à qui j'ai "piqué" ses figues confites au porto, une merveille.
J'aurais adoré avoir une maison d'hôtes... Mais sans les contraintes ! Ben voyons !! Alors finalement, ce blog c'est ma table d'hôtes à moi, vous qui passez régulièrement me faire un petit coucou vous êtes mes invités d'honneur pour qui je mitonne régulièrement avec plaisir plein de petits plats divers et variés. Je redécouvre le plaisir de farfouiller dans mes livres, d'oser réaliser des recettes auxquelles je n'aurais pas pensé auparavant, moi qui ne cuisinais finalement que lorsque je recevais, les dimanches d'hiver.
Lorsque j'ai démarré mon blog j'avais principalement en tête de mettre en avant des recettes et produits de ma région, la Vendée. Et puis finalement j'ai évolué, je ne souhaite pas être cataloguée essentiellement "blog terroir", les recettes vendéennes et plus généralement du Poitou continueront à alimenter le site, avec de temps en temps l'histoire expliquée de leur origine ; mais je vais essayer aussi de me perfectionner et surtout d'improviser, ce que j'ai encore du mal à faire et d'aller vers des recettes plus innovantes. Je suis admirative de l'inventivité des grands cuisiniers tels Michel Bras ou Olivier Rollinger, entre autres,  des poètes ces hommes-là, mais je ne comprends absolument pas la cuisine dite moléculaire, et n'arrive pas à trouver d'intérêt à la cuisine de Ferran Adria qui reste pour pour un ovni.
Venons-en maintenant au questionnaire.
Si j'étais un vin : sans conteste le Tokay hongrois qui reste pour moi un merveilleux souvenir gustatif lors d'une visite d'une cave en Hongrie, un vin liquoreux à la belle robe caramélisée (c'est idiot ce que je dis là Sandrine ??) ; Et en second le Savennière, un blanc sec mais légèrement fruité de la région Angevine, et enfin tous les blancs d'Alsace, que je mets souvent dans mes repas lorsque j'ai du monde.
Si j'étais une recette : tiens, je serais une poêlée de grenouilles à la maraichine, j'en raffole, c'est à dire des grenouilles revenues dans du beurre, de l'ail, persil et crème fraîche à la fin. Un plat qui me rappelle toute mon enfance, mon père en pêchait régulièrement dans le marais, près de chez nous. De nos jours la pêche est limitée... Celles que l'on trouve dans le commerce viennent souvent de Hongrie.
Si j'étais un produit : les fruits de mer que je mange crus, cuits... Pain/beurre ou en sauce, je les aime de toutes les manières possibles ! Les berniques, tiens, aussitôt pêchées, aussitôt mangées, la traçabilité elle est vite faite : de leur rocher où elles s'accrochaient à mon assiette, vite fait bien fait ! Et les petits bigorneaux, ok c'est long à "dépioter" mais qu'est-ce que c'est bon, et les palourdes, les coques. Si ça vous dit d'en manger avec moi, venez donc faire un tour du côté de Noirmoutier et du passage du Gois, nous irons faire une petite pêche ensemble à marée basse, vous verrez, c'est génial.
Voilà Sandrine, maintenant à toi de travailler et de me donner ton accord   parfait  pour le plat de lapin aux poivrons que j'ai mis en ligne sur mon blog (http://unecuillerepourpapa.blogspot.com/2008/07/lapin-con...    ) . Et merci encore pour ton adorable initiative."
Alors maintenant quel vin pour cette délicieuse recette?
D'abord considérons la piéce principale de ce plat qui se trouve être du lapin, difficile de lui coller un rouge, ou alors il nous faudrait quelque chose de pas trop puissant et tannique. J'avais plutôt envie d'accompagner d'un blanc, sud celà va sans dire, vu l'accent chantant de l'ail, des tomates et des poivrons. La sauge et le romarin viendront compléter ces saveurs en apportant un peu de leur fraicheur...et n'oublions pas non plus le vinaigre de vin blanc qui fort logiquement nous conduira vers un blanc sud... Qu'est ce qui pourrait avoir assez de présence pour tenir tête à l'ail et aux poivrons, mais pas trop pour ne pas écraser le lapin?
Peut être le blanc du chateau de Roquefort, issu de 60 % de clairette, et de rolle ainsi que d'ugni, ce côtes de Provence 2006 possède à la fois un fruit croquant, et une belle puissance solaire, sans être écrasant... L'ail et le poivron ne lui feront pas peur, il leur répondra même plutôt bien dans la gamme des arômes de garrigue, une pointe mentholée donnera de la fraicheur et s'accordera aux herbes... Bref, un accord d'été, ne manquent plus que les cigales....
Merci Marie France de t'être prêtée au jeu, et surtout, si vous aussi voulez participer, laissez moi un petit message....
A bientôt !

15:22 Écrit par sandrine dans invité de la semaine | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : invite, marie france |  Facebook |

11/07/2008

L'invitée de la semaine; Fabienne

 Troisième invitée et non des moindres, Fabienne,( http://savoureusesaveur.canalblog.com) qui est une personne non seulement trés douée pour la cuisine et à l'inventiviyé sans cesse renouvellée, mais aussi quelqu'un d'éminement sympathique et souriant. A elle la parole :   

 

   Dire qui l’on est…! Pas évident ce genre d’introspection. Prof de Fle et d’alphabétisation pour adultes, je glisse de temps à autre, depuis  mars 2007, certaines de mes élucubrations sur la blogosphère culinaire. L’aventure a commencé le jour où Mamina – ah ! Mamina ! - m’a ouvert les portes de son blog pour publier une recette de chez nous : une omelette norvégienne revisitée aux accents des bonnes choses de mon territoire liégeois. La couleur était lancée, j’aime jouer avec les saveurs, tester, tenter, oser… m’amuser pour régaler. Autodidacte ayant suivi les traces de ma grand-mère paternelle pour tout ce qui est du produit tradition et de l’utilisation des merveilles que nous offre la nature, il y a parfois des « ratages » mémorables ;-). Pour Mamina, ma folie avait alors fait atterrir le fromage de Herve, cher aux papilles et au cœur de certains d’entre nous (n’est-ce pas Philou), dans ma sorbetière. Associer la crème glacée obtenue au sirop de Liège et au pain d’épices et le tour était joué.

A côté des petits plats traditionnels liégeois, ce que j'aime par dessus tout, ce sont les mots. Ces mots qui, dans la bouche d'un liégeois, n'ont pas le même sens qu'ailleurs. Haro! Tollé! Rébellion des puristes! J'entends déjà des voix s'élever vers notre bon Monsieur Grevisse ou appelant à la rescousse notre si renommé Littré. Qu'importe, je persiste et je signe: prof de français, oui, mais en aucun cas renégat de ce qui fait mes racines et de ce que j'aime.
Allez donc!! Que les bonbons deviennent des "chiques", ils n'en sont que meilleurs et je ne peux que m'émerveiller devant leurs formes et leurs couleurs, leurs emballages, leur composition (! mieux vaut ne pas trop y regarder) . Que les chewing-gum soient des "tchiklètes": quand on en fait de grosses boules qui explosent! A-t-on idée de manger du fromage de tête? Le rapport entre la tête et fromage? Ici, on mange de la "tête pressée", bien plus logique non?   Et boire une bonne soupe dans une "assiette profonde", "ça goutte" tellement mieux que dans une creuse! Que lele s chaussons (aux pommes) se métamorphosent en "gosettes" : si bonnes que le jus vous coule entre les doigts dès que vous plonger les dents dans leur pâte dorée à souhait! Et que les gâteaux deviennent des "wastê"; les gaufres, des "wafes"; l'omelette, une "vôte"; le boudin, "del tripe"! et la « noquette » de crème fraîche, c'est ça le nec plus ultra!

Depuis cette rencontre virtuelle avec Mamina, je m’amuse toujours autant en cuisine, ma collection de pots à épices, d’huiles et de vinaigres divers ne fait qu’augmenter au grand dam de mon José. Mais je résiste !



Ici, quand quelque chose paraît difficile, on dit :  "oufti "! Mais pour toi ma Grande, j’ai donc tenter de laisser paraître un peu de moi au travers de ces quelques lignes.Alors pour approfondir l’étude du sujet, je ne vous étonnerai pas en vous révélant – est-ce vraiment une révélation ? –

que si j’étais un aliment, je serais un Herve… et oui Philou, les extra-terrestres ont des points communs qui étonnent et détonent. Mais j’aimerais aussi être…un carré de chocolat ! Les deux ne sont pas incompatibles, je pense.

Si j’étais un vin ? Là c’est un peu plus compliqué car en la matière je ne suis pas une grande experte. J’apprécie le vin certes mais je n’ai pas,  à proprement parler, un vin qui soit pour moi LE vin. J’apprécie tout particulièrement le Gewurztraminer, j’adore le Sauternes – pur bonheur dégusté pour lui-même dans le havre de paix du divan quand la nuit donne aux choses et aux êtres la sérénité que mérite la dégustation de ce vin.

Si j’étais un plat…je serais thaïlandais (Gaeng Karee Goong) ou indien (Curry de poisson) ou cinghalais (Kakulowo) … avec plein plein de légumes et d’épices et … du poisson.Le recette que je te propose ne sera pas très originale, tu la trouveras ici. Je te la propose car c’est une de celles que José – en fan inconditionnel de la Saint-Jocques- a le plus appréciée. Je me souviens avoir eu pas mal d’hésitations pour trouver un vin pour l’accompagner.

Merci Fabienne d'avoir accepté cette invitation. A moi de jouer:

Pour ces jolies mises en bouches autour de la Saint jacques, j'ai pensé à l'anjou blanc cuvée la Seignerie de Leduc Frouhin 2006. Ce vin à le fois tendu, frais mais ne manquant pas d'élégance, offrira aux diverses préparations son élégance, ses arômes de fruits frais ( granny des st jacques), rafraichira et tonifiera le topinambour, aimera se lover contre, tout contre la tomate et supportera sans problème aucun la rondeur et la puissance de la truffe.

et voilà !

si vous aussi voulez faire partie des invités de la semaine, rien de plus simple, envoyez moi un mail et je vous explique ...

à bientôt

27/06/2008

L'invité de la semaine; Philou

Deuxième invité et pas des moindres, j'ai nommé le sieur philou de un cuisinier chez vous.A lui la parole:

Exercice bien difficile auquel tu me confrontes, ma chère Sandrine ! Parler, discourir, causer, converser, deviser, dialogue, discuter, s’entretenir, communiquer, bavarder, jaser, crier, débiter, baragouiner, haranguer, pérorer, vociférer, soliloquer, raconter, relater, retracer, citer, mentionner, grommeler, ânonner, balbutier, bafouiller, bégayer, bredouiller, zézayer, marmonner, murmurer, radoter, rabâcher, etc,…Tout cela, je le fais je dois bien l’avouer avec une certaine aisance voire un certain talent mais parler de moi,… c’est une autre histoire !Ma plus grande gageure sera donc de faire en sorte qu’après la parution de ce billet, la fréquentation sans cesse grandissante de ton blog ne diminue pas de manière catastrophique !
dyn010_small150_450_600_jpeg_2611087_7f9b4b33a591d54d68239399397eb53eQui suis-je ?
En fait, je suis un bonhomme tout simple relativement bien dans mes baskets. J’ai «bientôt 46 ans et je suis … comptable. (Oui, je sais ça choque  mais je me soigne !)Je suis quelqu’un de totalement extraverti, un peu « grande gueule » légèrement sanguin. Quelqu’un qui généralement ne passe pas inaperçu ! On aime ou on aime pas mais je laisse rarement indifférent.L’importance de la cuisine dans ma vie me demanderez-vous ? J’utilise la cuisine pour m’exprimer, pour extérioriser mes sentiments ! (Ca aussi, ça me fait peur quand je me relis !). Tous (je dis bien tous) mes loisirs sont en relation avec la gastronomie. Cela va de la cuisine à l’art de la table, de la coutellerie à la recherche de pièces d’argenterie du 19ème siècle. Bref, vous l’aurez compris, je suis un passionné.Bien qu’installé dans la vie professionnelle, j’ai eu envie, il y a 12 ans de prendre des cours du soir (option, restaurateur, traiteur et organisateur de banquet). Cela a duré 3 ans. Ces trois années ont été très importantes puisqu’elles m’ont permis d’acquérir les bases en cuisine que je n’avais pas. Et surtout de rencontrer les personnes qui à ce jour sont mes meilleurs amis.Elles ont également été très importantes dans la mesure où pendant ces années et les 5 qui ont suivi, je me suis présenté  à beaucoup de concours tant amateurs que professionnels. Et sans fausse modestie, j’y ai rencontré beaucoup de succès.Pourquoi avoir créé ce blog ?N’avez-vous jamais eu l’impression d’être un extra-terrestre ou de ne pas aimer les mêmes choses que les autres ? Moi, ça m’arrive tout le temps ! Chaque fois, que j’ai reçu à la maison et que j’ai eu l’occasion de mettre les petits plats dans les grands ; les invités se demandaient où j’allais chercher l’inspiration alors que pour moi, ce que je présentais était totalement « évident ».
J’essaie de faire une cuisine qui me ressemble, c’est-à-dire sans tabou, sans préjugé et relativement complexe. »
Mais il arrive un moment où vous ne savez plus si les compliments vont directement pour votre cuisine ou si simplement les gens vous disent « Je t’aime » au travers de ce qui vous touche le plus.Alors j’ai voulu présenter aux personnes qui ne me connaissaient pas ma cuisine et celles de ceux que j’admire. J’ai voulu voir s’il y avait d’autres extra-terrestres.Et quelle ne fût pas ma surprise de rencontrer une tribu entière d’extra-terrestre.
Je ne peux m’empêcher de faire un parallèle entre mes cours de cuisine et la création de mon blog.
Si j’étais un aliment ?
Je ne vais surprendre bien évidemment personne mais je vais vous la faire façon Julien Lepers
Je suis un fromage de caractère, fort en goût et représentatif d’une région proche de Liège, je suis, je suis …….. Buzzzz ! – Le fromage de Herve ! Yes !
Pourquoi le fromage de Herve ? D’abord pour moi il est le roi des fromages (Sorry Mark) J’aime ses arômes et surtout cette merveilleuse faculté qu’à ce fromage à troquer sa puissance contre de la finesse lorsque vous le cuisinez.
Je crois aussi que j’aime ce produit pour les personnes qui sont en amont de ce fromage. Du fermier au crémier, on doit aimer son métier pour proposer un tel produit.
Si j’étais un vin ?
Oh la la ! C’est très difficile comme question et terriblement indiscret, je trouve car on se révèle beaucoup dans ce genre de question (un psy se régalerait !)
Je serais partisan de l’adage à chaque heure son vin. Mais si je devais n’en choisir qu’un ça serait bien évidement un Champagne. Un champagne bien vineux pas un de ceux que l’on sert à l’apéro non, un de ceux qui accompagnerait à merveille une poularde aux truffes tel un Dom Ruinart 1998.
Si j’étais une recette ?
Mon cœur est tiraillé entre deux types de recette, une recette terroir et une recette sophistiquée (une fois de plus un psy y décèlerait quelque chose !).
Alors je crois que je vais opter pour une recette combinant les deux tendances.  C’est un peu comme s’il y avait une ferme à Paris !Il s’agit de :Petite poire au cœur de Herve doux
Meringue et coulis à l’Orval


Vous trouverez la recette en cliquant ici 

That’s all Folks !

Merci Philou, à moi maintenant:

Pour accompagner ce plat riche en saveurs et sucré, mais surtout où l'amer de la bière et la puissance du fromage imposent des arômes pleins, j'ai choisi un mauzac roux doux de chez Bernard et Robert Plageoles. Robert Plageoles, fortement attaché à sa terre de gaillac,a fait beaucoup pour la préservation des cépages du cru. Alors que Cabernet, Merlot ou Chardonnay envahissaient la région, lui se concentrait sur la recherche et la réhabilitation de vieux cépages. Aujourd'hui, Bernard s'accroche à cette tradition familiale en travaillant les cépages autochtones locaux (le Mauzac vert, roux, rose, gris, noir, l'Ondenc, le Braucol, le Duras, le Prunelard ou encore le Verdanel). L'étude ampélographique de la famille Plageoles fait de ce petit coin du Gaillacois un mini conservatoire de cépages locaux, disparus dans la tourmente du Phylloxéra. Ce vin riche et dense, aux arômes de poire et de coing, à la robe miel, et à quelques épices bienvenues, soutiendra le plat sans problème en lui apportant densité, fraicheur non négligeable et élégance.

Et voilà! Merci Philou d'avoir accepté l'invitation et pour ceux que ça intéresse, un petit mail et je vous expliquerai bien volontiers comment faire.

A bientôt!

21/06/2008

L'invité de la semaine: Mark

Nouvelle rubrique sur ce blog, : chaque semaine, un blogueur ou un blogueuse viendra parler de sa passion, présenter une recette et je ferais de mon mieux pour lui trouver un joli accord vin.... Commençons donc avec Mark, de Passion Cuisine.
A lui la parole:
 J'ai 42 ans, je suis marié et j'ai deux enfants, une fille de 14 ans et un fils de 10 ans. La passion de la cuisine m'a pris depuis mon mariage, et est grandissante année après année. La raison de cette passion est simple: une grand-mère qui cuisinait divinement bien, une maman qui concoctais souvent des bons petits plats et un papa avec qui je faisais le samedi la purée maison, les croquettes, ... Idem pour mon épouse. Nous voulions donc tout dabord continuer à bien manger et de fil en aiguille on explore de plus en plus et on se prend de plus en plus au jeu.. C'est du 100% autodidacte.
L'envie de créér un blog de cuisine, m'est venu après le diner de fin d'année que j'avais réalisé chez mon meilleur ami. J'étais tellement satisfait. Et les convives également. Et la je me suis dis que ce serait bien de faire un blog. Tout dabord pour consigner pour moi-même mes recettes, mes restaurants favoris, les magasins et endroits où je vais acheter mes produits, les informations produits. Ainsi à tout moment j'aurais accès à ma base de donnée et je pourais tracer mon évolution dans le temps.
 J'essaye maintenant aussi par mon blog de démontrer que tout le monde, avec un peu de volonté et d'organisation, peut, après avoir travailler de 9h à 17h30 et après avoir fait les courses, encore préparer un diner pour 4 personnes, celà tout les jours de la semaine.
Troisième axe: la biodiversité, la richesse des aliments, la recherche de qualité au niveau des produits et la cuisine de saison. Ce sont des messages que j'éssaye de faire passer à travers mes lignes. J'essaye également de faire partager le bonheur de la préparation, qui va de la confection de la recette, par l'achat des produits, par la préparation de la recette. Et le temps que celà prend peut être jouissif.
Et puis maintenant le blog de cuisine est également devenu un accélérateur de rencontres entre passionés dont j'ai eu le plaisir de ressentir le bien-être que celà peut donner.
Si j'étais un..........
ALIMENT:    le chicon pleine terre.
Je suis une personne assez entière, les pieds bien sur terre, assez casanier tout de même. Je suis assez têtu également. Comme le chicon, même si la terre au-dessus de moi est épaisse, je vais tout de même continuer à essayer de sortir la tête. On peut me donner des bons conseils, me dire de ne pas faire quelque chose, je n'en fait souvent qu'à ma tête. Même si je sais que je vais me planter, je veux continuer mon expérience jusqu'au bout. Et puis mon adage convient bien au chicon: 'on ne fait de progres qu'autant qu'on se fait violence'. Et un chicon, il lui faut vachement d'energie pour sortir de terre. Et puis, l'amère j'adore.
RECETTE:  sans hésitation: ris de veau et poulet au vin jaune et morilles, à la crème. Plat complexe comme je peux parfois l'être.
VIN : un pacherenc du vic bilh demi-sec, également sans hésitation. Idem, pour la grande complexité, les nuances, la richesse
FROMAGE : un stilton : fort et doux, harmonieux, puissant mais subtile dans les détails
 Et voici la recette, il s'agit de mon risotto préféré: CONFIT DE LAPIN, PANCETTA, BORLOTTI
merci à toi Mark, maintenant à moi de jouer:
Pour cette recette d'inspiration italienne, où le parmesan et les borlotti apportent gras et moelleux, et où la pancetta développe ses arômes puissants, il faut de la fraicheur. La présence de vin blanc dans la préparation, ainsi que le lapin, viande assez fine, demandent un vin blanc sec.
J'ai choisi le sauvignon lehenhof 2007 de chez Alois Lageder, un des plus grands auto didactes du vin en Italie, dans la région du alto adige ( nord). Celui ci est un fervent défenseur de la nature et travaille en biodynamie afin de respecter au mieux biotope et raisins et de donner à ses vins, les meilleures caractéristiques de leurs cépages.
Ce vin se développe autour de la pomme verte et du citrus ( fraicheur) et possède une belle rondeur, de la minéralité, une attaque franche, souple .Quelques épices et un léger fumé du à l'élevage (court) en barriques s'accomoderont à merveille de la pancetta. Ceci lui permet également de ne pas déranger le risotto , lové confortablement dans son moelleux, par trop de vivacité, mais lui apporte juste le petit coup de fouet qui l'empêchera de sombrer dans l'avachissement. Un mariage réussi et confortable.
pour ceux qui voudraient participer et devenir l'invité à leur tour, envoyez moi un mail, et je vous préciserai comment faire.
A bientôt pour d'autres découvertes et d'autres accords gourmands.