15/10/2008

Relax, respire.... et souris !

Ca vient sans prévenir, comme ça. Vous êtes peinards, (enfin façon de parler, parce qu’en vrai vous bossez…), puis un client pousse la porte. Sourire pro, formule de politesse. L’accueillir sans qu’il se sente harcelé, lui laisser le temps de prendre ses marques. Puis un ” je peux vous aider ? “. Et là, on ne sait jamais ce qu’on peut déclencher. Quelquefois, l’échange est des plus banals. La personne sait ce qu’elle veut, elle le dit, point barre. L’affaire est faite. Mais…

D’autres, ça commence tout à fait normalement:
-” bonjour, je peux vous aider ?
- ” heu, oui, je voudrais offrir du vin …”
- ” une idée sur quelque chose, une région peut être ? “

Et là:
- ” sais pas, c’est pour un gynéco “
*ne pas rire, ne pas rire, non, surtout ne dis pas ce qui t’es venu à l’esprit, reste pro *.

Parfois, c’est les classiques : ” qu’est ce que vous avez de bon ? “ Ou ” je voudrai quelque chose, mais de vraiment bon “ auxquels vous êtes fortement tentés de répondre ” ah, c’est ballot, parce qu’en fait je vends que de la merde.” Mais vous ne le faites pas.

Il y a le somptueux, chuchoté de préférence:
” Dites, je ne voudrais pas vous mettre dans l’embarras, mais il est périmé votre vin, là, c’est écrit 2003″.

Il y a aussi cette dame, très chic, qui vous dit,: ” c’est pour un connaisseur, vous allez me chercher votre mari ? “ .

Bon, d’accord, je cumule: blonde, jeune et sexe féminin, mais je connais quand même deux trois trucs, non ? Il y a les guidophiles, ceux qui ne jurent que par leur sacrosaint guide truc muche, et se foutent bien de votre avis.“Vous savez dans mon guide machin chose, il est dit que ce vin est fooooooooooooooooormidable, vous n’en avez pas ? “ (Si si, j’en ai mais je le garde pour moi, gniark gniark)

Les drôles malgré eux: “moi je n’aime pas le vin, je n’aime que le rosé” (c’est quoi alors du rosé ?).

Ceux qui fourchent, qui se trompent de nom. Le Pauillac devient du Pou- llac, le Saint Estephe du Sein d’Estève (je ne connais pas cette dame).

Puis celle ci, il n’y a pas longtemps. C’est ma préférée : Un monsieur se présente. Il tient un sac, dedans manifestement il y a une bouteille. Il la sort devant moi (la bouteille, qu’allez vous imaginer bande de dévoyés), puis m’annonce: ” elle est bouchonnée “.

Sur le principe, moi je veux bien. Ca arrive. Suffit qu’un champignon pas très sympa aie trouvé le liège assez cosy comme lieu de villégiature, et paf ! Voilà un gout de bouchon.

Sauf que…

La bouteille était bouchée par une capsule à vis…Métallique…

21:14 Écrit par sandrine dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : humour, perles |  Facebook |

08/10/2008

Le vin pour les bourrus poilus

La semaine dernière, c’est les gourdasses qui en prenaient pour leur grade, alors y a pas de raison que ça ne vous arrive pas à vous aussi. Oui, toi, je t’ai vu replacer ta gourmette offerte par môman, et toi là bas, t’enfuis pas en crabe. Je parle. On écoute.

Un homme, un vrai, ça connait le vin. Forcément. C’est dans ses attributions masculines non optionnelles.Comme le pouvoir de dévisser les bocaux, l’habileté à utiliser des outils ( homo habilis, ça vous dit quelque chose?), la sortie hebdomadaire des poubelles…

Quoi? Vous connaissez pas? Vous êtes nuls. Mais comme je vous aime bien, je vais vous aider.

D’abord, l’attitude, on redresse les épaules et on saisit son verre. Par le pied. Si vous avez lu les conseils aux pintades, vous devez savoir pourquoi. Oui, je sais, naturellement, vos mains cherchent la rondeur du calice. Réfrénez vos instincts, que diable!

Prenez la bouteille. Servez vous un verre. HO ! Pas si vite. On n’est pas à une soirée estudiantine, ici. C’est pas de la bière, c’est du vin. On remplit son verre, au tiers. Pourquoi? Pour pouvoir y glisser son tarin sans s’en tâcher le bout? Pas que. Pour laisser s’exprimer le vin. En douceur. En liberté. Parce que le vin, comme la femme, a besoin de se livrer, mais lentement. Voluptueusement. Donc on ne brusque rien.

On hume. On prends son temps. Ca s’appele les préliminaires. Et c’est pratiquement aussi important que l’acte lui même ( à quoi pensez vous, bande de lubriques, je parlais de la mise en bouche, hein?!). Bon, en même temps, point n’est besoin d’y passer 107 ans. Allez y goûtez. Mmmmmmh!

Parler de vin, c’est toujours bien dans une conversation mondaine, du moment que ça ne tourne pas au déballage scientifique lourd qui pourrait faire s’assoupir vos courageux interlocuteurs, ou aux diverses manières de prendre une cuite au cubi de vin du Lubéron. Pour être classe, on reste sobre. On n’est pas dans une master class, ni à la foire aux boudins. Et si on ne sait pas on se tait.( ” Mieux vaut se taire et passer pour un imbécile, que l’ouvrir et ne laisser aucun doute à ce sujet“). 

S’il y a des femmes dans l’assemblées, on ne les snobe pas. On leur demande leurs impressions. Parce que sensibilité différente, vécu différent font que la dégustation de vin peut être source d’une infinité d’échanges. Alors on s’instruit.

On arrête de réclamer des ” vieilles vignes vieillies en fûts de chêne”: parce que

  • un: les vieilles vignes, c’est une notion toute relative. Selon les domaines, ça a une grande variabilité.
  • deux: c’est pas les vignes qui vieillissent, c’est le vin.
  • trois: le fût, oui mais pas n’importe comment. Le bois s’il a de la matière a, peut être un excellent apport, mais pas pour tous les vins, sinon, ça s’appele du jus de planche.
  • quatre: c’est quoi cette obsession viticole gérontophile inversément proportionnelle d’ailleurs aux qualités de jeunesse requises pour vos conquètes féminines? C’est bizarre, non? Oui messieurs, le vin jeune se boit aussi, des fois il est même fait exprès pour une consommation rapide, dites donc!

Voilà, alors maintenant, hommes de tous poils, vous êtes parés, non?

PS: si vous êtes une femme, et que vous avez quand même lu cette note, les conseils s’appliquent à vous aussi.

17:48 Écrit par sandrine dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : humour |  Facebook |

21/08/2008

Devenir un expert en 5 min chrono( suite)

 Aprentissage express du monde merveilleux du vin:Je vous propose de vous instruire quant au vin à apporter en tant qu’invité. Même si madame de Rotschild, (nad pour les intimes) vous expliquera qu’il relève de la goujaterie d’apporter un bouquet de fleurs, et qu’il faut le faire livrer quelques heures avant, afin que l’hôtesse ait tout loisir de lui trouver vase et place qui conviennent, tout comme apporter une bouteille de vin parait indélicat. Cela semble suggérer que votre hôte ne propose pas de vins de qualité.

jOr c’est un présent fort couru, et pour ne pas nous priver de ce petit plaisir, voici quelques mises en situation.

Chez vos parents, avec chéri(e)

Apportez du champagne, dites que c’est chabichou(te)  qui l’a choisi pour faire honneur à la pétillance de votre maman et à la prestance de votre papa. Anecdote : oui, on a fait la route des vins de Champagne, c’était pas terrible et puis toutes ces galeries, on a failli se perdre, heureusement que Biquet(te) a un GPS intégré, tu te rends compte, maman, il a sauvé ta fille ( ton fils) d’une mort certaine !

Chez vos beaux-parents, les parents de choupinet(te)

Apportez du Bordeaux, rouge, viril, surtout pas de Bourgogne (et d’ailleurs renchérissez avec beau papa, ces vins sont indigestes et lourds), pas de beaujolais (le vin du “vulgaire”). Il vous faut du vin qui tienne, aie du corps, de la cuisse, du gigot ( ah belle-maman du gigot aux haricots, mais quelle bonne idée, c’est mon plat préféré), du genou… Enfin, allez-y mollo avec les descriptions jambesques au risque de paraitre grivois(e). Petite anecdote à replacer : je n’ai pas pris de Margaux, vous savez comme ils sont surévalués, s’en est risible… Mieux vaut mon chateau Tire Bouchon déglingué, ça c’est du vin classe.

Chez vos copains

Un cubi de rosé, un litron de rouge, ce qui compte c’est la quantité. Racontez comment vous prîtes une douche dudit vin à votre dernier festival rock. N’oubliez pas d’y ajouter glaçon et limonade, c’est la fête ou bien ?

Chez vos amis

Côtes du rhône, ou faites-vous mousser en apportant quelconque vin d’argentine que vous agrémenterez d’un discours : ” tu sais quand je chevauchais dans la pampa, chez les gauchos…”

Quoi qu’il en soit, restez naturels, le vin ça vous connait non?

18:10 Écrit par sandrine dans Général | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : humour |  Facebook |

13/08/2008

devenir expert en vins en 5 min chrono, (suite)

Nous voici donc maintenant en situation chez un vigneron...

D'abord et avant tout,laissez votre femme au choix:a l'hôtel,au centre ville(virée shopping),dans un musée,sur le parking du supermarché du coin,pourvu qu'elle ne vienne pas avec vous!Le vin est affaire d'homme ...

Si toutefois,vous ne pouviez pas faire autrement,tant pis,mais pourvu qu'elle se taise!

Arrivés au caveau,vous saluerez cordialement le vigneron,mais pas trop:il ne faudrait pas qu'il croie qu'il a partie gagnée.

Avant de goûter,assurez vous de la présence réelle et bien réelle d'un crachoir.Un vrai crachoir,j'insiste,pas le vase que la femme du vigneron allait justement remplir de fleurs toutes fraiches.Ca vous évitera de cracher dans un récipient innaproprié ou pire ,de vous retrouver la bouche pleine,à faire des signes désespérés tel Bernardo à Zorro,afin qu'on vous indique un crachoir....Imaginez un type rouge et faisant des moulinets avec les bras,c'est tout de suite moins convainquant comme expert,non?

Si vous goûtez un vin blanc,posez la question "malo ou pas malo"?(la fermentation malolactique,communément appelée malo,dégrade l'acide malique en lactique et permet de faire chuter un peu l'acidité du vin)

La réponse vous importera peu,mais le vigneron sera fier de vous exposer les raisons de son choix.Evidemment,vous hocherez la tête d'un air convaincu.

Pensez aussi à parler de skin contact,(macération pélliculaire),ça fait toujours bien...

Mots à replacer à l'occasion:microbullage,osmose inverse,cryoextraction,etc.Pas facile,mais efficace!

Pour un rouge,ne demandez pas s'il a été veilli en fûts,mais combien de temps il a été élevé.C'est toujours mieux un vin poli,non?

Demandez l'assemblage,mais attention pas partout(en Bourgogne,vous seriez grillé!)

Si vous êtes en France,surtout ne parlez sous aucun pretexte des vins du nouveau monde,sinon parlez abondemment des vins français...

Pour faire vraiment pro,vous pouvez prendre qq notes(vous n'êtes pas obligé d'écrire ce qu'on vous dit,mais griffonnez n'importe quoi,l'important c'est le carnet et le stylo,ça ça vous pose un homme!

Enfin,quand vous serez arrivés au bout de la gamme ,remerciez le,et hop,en voiture Simone....vers de nouvelles aventures!

14:02 Écrit par sandrine dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (12) | Tags : humour |  Facebook |

08/08/2008

devenir expert vins en 5 min chrono

Pour épater en société,suivez ces petits conseils:

D'abord prenez le temps d'observer la couleur du vin en silence et pendant au moins cinq longues minutes.Vous devriez déjà attirer les premiers regards.Ensuite,après une longue inspiration,dites:"quelle limpidité et admirez ces larmes dues au glycol.Vous venez de marquer vos premiers points.

Puis,il vous faudra renifler à petits coups(un peu comme un chien sentant le derrière d'un congénère)d'un air profond et mystérieux.Moment délicat numéro un,vous devez maintenant faire tournoyer le vin dans le verre(prenez garde à ne pas inonder le voisin et perdre ainsi toute crédibilité).Répétez cette opération plusieurs fois,afin de bien montrer votre sérieux et votre concentration.Ensuite,allez y joyeusement.Lancez vous dans un festival de qualificatifs et adjectifs en cascade?Vous noierez ainsi vos auditeurs médusés par le flot de vos paroles et de votre science supposée.Utilisez des odeurs inusitées(platane frais,baobab centenaire,dysenterie de lynx...les animaux ça marche toujours!)Surtout pas d'odeurs simples et facilement identifiables,malheureux!!!

Vient ensuite le moment de la mise en bouche.Hé oui,on ne boit pas ,on crache et si possible en gardant sérieux et dignité.Il vous faudra grumer(faire pénêtrer de l'air dans la bouche tout en y gardant le vin;un conseil,entrainez vous d'abord avec tous les liquides qui vous passent sous le nez,attention pas le gel douche du matin ,bizarrement ça marche moins bien).Grumez donc longtemps,mystérieusement...Crachez,ne dites surtout pas un mot,et recommencez.Normalement,à cet instant votre auditoire conquis attend vos paroles divines.

C'est votre grand moment...lachez vous!Improvisez après ces mots:"après rétroolfaction..."(formule magique éprouvée) lancez vous joyeusement dans une anecdote d'enfance que ce vin vous évoque,un souvenir amoureux,qu'importe à ce stade votre public ébloui boit vos paroles.N'oubliez tout de même pas quelques adjectifs pompeux et obscurs(monolythique,empyreumatique...)pour entretenir le mystère.Parlez enfin de la persistance aromatique,pour finir en beauté.Tentez enfin quelque accord hasardeux avec un plat le plus compliqué possible .Cela finira de ravir votre auditoire qui se levera probablement pour une standing ovation bien méritée.

Alors on dit merci qui?

15:09 Écrit par sandrine dans Général | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : humour |  Facebook |

24/07/2008

Des chemins tortueux...ou pas

Souvent, j'aime à consulter les mots clés pour voir comment vous arrivez ici et parfois c'est assez surréaliste. En voici quelques uns....

pourquoi j'ai des palpitations:                je sais pas, mais peut être vaudrait il mieux consulter?!

un blog sensuel ou trouvé des fraises et du champagne    bon, en fouillant bien, on doit pouvoir trouver tout ça ici, mais je ne suis pas sûre que ça convienne, allez savoir pourquoi...

contient des sulfites neurones première partie ok, c'est sur le neurones que j'ai un doute

sensualité skynet blog: c'est officiel, c'est l'été, il fait chaud( heu?), les gens sont énervés

cochons: les animaux ou bien? et puis tout est bon dans le cochon.... rien à voir ok, mais comment on atterrit sur un blog vin, en tapant cochons, hein? comment?

brunes amoureuses : raté, je suis blonde comme les blés !

chicha à huy: la drogue, c'est maaaaaal! non mais,!

vin suisse manger: non non, le vin suisse c'est mieux de le boire

rond bedon liège: pas suivi là, liège ok, mais rond bedon? je m'interroge

blog sexy et sensuel:c'est confirmé, les gens sont très très énervés

moulage du sein de la pompadour:mais qui peut chercher ça?

un vin poli:on ne répetera jamais assez l'importance de la bonne éducation, et les vins ne font pas exception (sic).....

17:32 Écrit par sandrine dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (13) | Tags : humour, mots cles |  Facebook |

03/07/2008

devenir un expert en vin en moins de 5 min...V

Aujourd’hui on va faire une petite leçon de vocabulaire, parce que je voudrais vous éviter d’avoir à rester bouche bée devant une expression inusitée…. Pour être un vrai pro, il faut savoir manipuler les mots du vin tel un jongleur expérimenté…

Prêts, prenez des notes:

Arômes: l’ensemble des senteurs et saveurs d’un vin, tout est à peu près possible, quoi que l’arôme de croûte de fromage est en général peu apprécié des vignerons, préférez lui l’expression arôme fermentaire, c’est plus classe.

Dans le même ordre d’idées, on ne parle pas de pipi de chat, mais on dit et si possible d’un air pénétré, ” il sauvignonnne” ….

On ne dit pas ; ça sent le brûlé ou le caoutchouc mais :” ce vin développe des arômes empyreumatiques”.

 On n’émet pas de doutes sur un vin , on dit: ” il est fermé” ( solution de repli diplomatique).

On ne parle pas de vins mal dégrossis, ou brutaux, on dit ” il a du caractère” voire ” il est très terroir, non? “.

Pour les rieslings, ne manquez pas de citer l’arôme célèbre de pierre à fusil, et dites émerveillé, quelle belle minéralité ( arômes fluctuant entre la pierre, et les autres minéraux, sic)

Pour les sauvignons,citez le bourgeon de cassis, voire la civette ( en gros des odeurs acides d’urine, ou végétales)

Pour les chardonnays, ne manquez pas d’ énumérer les arômes toastés et beurrés( ambiance petit déjeuner)

Pour les merlots, parlez des arômes confiturés , il n’est pas utile de préciser la confiture de quoi, ça pourrait être n’importe quoi, c’est aussi bien de rester vague.

Pour les Syrahs, parlez de Kérala, ( poivre noir,) so chic…

Pour un sherry, parlez des merveilleux arômes oxydatifs ( fruits secs, noix, miel,). Attention à ne pas dire oxydé, vous seriez derechef mis au ban des pros du vin.

Avec les vins moelleux, entre deux fruits exotiques, glissez un peu de cire d’abeille ( ambiance océdar)

Vous voilà déjà un peu préparés à affronter certains pièges, mais n’oubliez pas, soyez pro jusqu’au bout et surtout, naturels !

14:02 Écrit par sandrine dans Général | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : humour |  Facebook |