19/06/2008

Vis ma vie... de membre du jury

Non pas de la nouvelle star, quoique je me serais bien vue évincer Lio, juste à côté de Sinclair , peut être même avec une main sur sa cuisse ( on peut rêver, non ? ) , mais plutôt de la dernière épreuve pratique de l’examen de sommellerie,

 Alors vous êtes prêts pour une autre plongée dans mon fabuleux quotidien… Accrochez vos ceintures, ça va secouer. Enfin pas tout de suite car là, il est juste 6h 45 et moi et le matin, ça fait un bail qu’on ne danse plus la carioca ensemble. Donc, entre un café fort, un clin d’œil fatigué sur l’ordi, et un autre café encore plus fort, il me faut décider de la tenue adéquate. Tailleur ? Non, ça fait trop sérieux et sévère, je laisse mes collègues masculins endosser ce rôle, je vais me la jouer cool mais pas trop, avec un jean et des sandales, chemisier fleuri et une petite veste grise…. Make up, léger… S’agit pas non plus d’effrayer la jeunesse, qui doit déjà être dans un état de stress atomique.
Perso, c’est zen, et très calmement, je prends le train. Arrivée au lieu du supplice, rapide coup tour d’horizon pour constater que pas grand-chose n’a changé depuis mon diplôme et donc cet examen fatal 5 ans plus tôt.
 Accueillis avec croissant et cafés, on peut mesurer l’état de tension de l’élève qui nous a apporté ledit petit déj à la symphonie en do mineur qu’il nous a interprété à l’aide  de la cuillère à café cognant joliment la tasse sous l’effet d’un tremblement irrépressible. En matière d’élèves, on croise de tout, du sûr de lui qui finit par se vautrer royalement, du hyper stressé qui fond en larmes, de l’inquiet qui réussit brillamment.

Cette fois, le jeune en question est manifestement en état de manque de sommeil, cernes bleues et joues creusées, encore un qui s’est laissé bouffer par l’angoisse de l’examen.

Le jury, cool mais concentré est fin prêt, pour la première salve : la reconnaissance de dix alcools et dix senteurs à l’aveugle. Un  premier défi plutôt réussi, même si le calvados est resté ignoré… Ensuite, on propose un sujet à l’accusé, pardon l’élève et on le laisse en parler un peu…avant de le mitrailler de questions. Ames non sadiques s’abstenir. Un peu déstabilisé, Vacillant, le jeune brave commet quelques bourdes (Le tokay hongrois est produit en Roumanie, non pardon en Autriche, sic. )…. Comme j’aime le détail, je me fais plus insistante dans mes questions et obtient un «  le champagne se sert à 4- 6 ° », Même du champomy tu n’oserais pas le servir à cette t° là ;Deuxième pause, délibération autour des côtes à donner, chacun y va de ses arguments, ça discute ferme. Ensuite, vient le moment pour le martyr de nous présenter son travail de fin d’année, de nouveau, les snipers du jury tirent à vue, ….Redélibé, rediscutage de points, et vient enfin la dernière épreuve, mise en situation et ouverture d’une bouteille de champagne, en respectant protocole et étiquette,… Scruté par quatre paires d’yeux inquisiteurs attentifs au moindre faux pas, le pauvre élève est lessivé et clôt à grand peine son examen.

Enfin, nous pouvons respirer, prendre une petite coupette de champagne et dé-com-presser…Car si c’était dur pour lui, ce le fût aussi pour nous. Pensez donc, trois heures et demie, à devoir être concentrés, impassibles et impartiaux, pour juger efficacement de la compétence professionnelle d’un type que nous ne connaissons pas.

Visiblement, le jury lui faisait extrêmement peur, surtout moi à ce qu’il m’a confié après, ma réputation  de juré impitoyable des autres années s’étant répandue…. Malin, il a bien tenté la flatterie et le «  mademoiselle », mais ça n’a pas marché, on ne m’aura pas si facilement, pas folle la guêpe ( faut vraiment que j’arrête avec ces expressions , ça fait vieille rombière). Pour clore cette matinée remplie, nous sommes partis dîner entre membres du jury, et avons célébré notre (pardon, sa) victoire. Alors, elle n’est pas belle la vie ? Pour terminer  quelques perles glanées au cours des trois années :

 J’aurais voulu faire un plus beau travail, mais mon chien a mangé le premier.

Non, moi je n’aime pas le vin, je fais juste ça pour le blé

L’alsace, une région du sud est de la France

Bordeaux et sa région dont la superficie est de 10000000 ha

Le cépage de la Bourgogne est le cabernet Sauvignon

Cracher ? comment ça il faut cracher, moi je bois hein

Le vin rouge doit être servi à 24 °

Meursault, la plus célèbre appellation de Bordeaux

Pour faire du champagne, on ajoute du gaz. Comme pour le coca ? Ben oui…

22:59 Écrit par sandrine dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : examen, vin, trac, stress |  Facebook |

Qui sera la nouvelle star?

 

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Titre un peu racoleur je le concède, mais tout ça pour la bonne cause. Ce mercredi avait lieu l'épreuve de finalité pratique sommelerie, et comme chaque année depuis trois ans, j'y étais conviée en tant que membre émérite ( hum hum.... lol) du jury. La section sommelerie, crée en 2002 à l'école d'hotellerie de la ville de liège, en collaboration étroite avec le Cefa, et dont je fus une des diplômées cette même année, offre l'opportunité à des jeunes diplômés de l'enseignement hotelier de se spécialiser et de se former une année durant, d'une manière à la fois théorique ( cours donnés à l'école) et pratique ( stages rémunérés chez un patron formateur).

Une année de training intensif, mais aussi de plaisir et de découverte grâce aux nombreuses visites pédagogiques et à l'implication des professeurs et des patrons.

Pourtant, cette section a du mal à attirer des élèves, et ne comptabilisait cette année qu'un seul étudiant. S'il est vrai que le parcours de sommelier est difficile et long, il n'en reste pas moins que cette spécialisation est un plus évident pour tous ceux qui se destinent à la salle, et au contact avec le client, qui il est vrai devient de plus en plus exigeant quand à la qualité des renseignements et des vins proposés.

Je recommande chaudement de tenter l'expérience, qui ne peux qu'enrichir un cv , et aussi les relations humaines.

Même s'il était seul, Lionel s'est bien tiré de son examen, réussissant un beau parcours sur les alcools à reconnaitre à l'aveugle. Le stress l'a empêché de nous montrer ses capacités entières mais l'on a bien entrevu la passion qui l'anime et je ne doute pas que dans les prochaines années, avec un peu plus d'expérience et d'assurance, il deviendra un trés bon conseilleur pour sa clientèle.

 

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 pour plus de renseignements

http://www.ehtliege.be/

ou vous pouvez également me contacter.

15:37 Écrit par sandrine dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : examen, stress, sommelerie |  Facebook |